Bilan 2025 et perspectives 2026 en Martinique :Une économie stabilisée, mais sans nouveau souffle
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Fort-de-France, le 15 avril 2026
Bilan 2025 et perspectives 2026 en Martinique :
Une économie stabilisée, mais sans nouveau souffle
L’Institut d’émission des départements d’outre-mer assure le rôle de banque centrale dans les cinq départements d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte), ainsi que dans les collectivités de Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint- Barthélemy et Saint-Martin et des TAAF, dont la monnaie est l’euro.
Il exerce ses missions de banque centrale « au nom, pour le compte et sous l’autorité de la Banque de France ». L’IEDOM exerce également des missions de service public qui lui ont été
confiées par l’État. Par ailleurs, il assure le rôle d’observatoire économique et financier des économies ultramarines.
Nos publications et statistiques sont téléchargeables sur le site www.iedom.fr
Contact presse : Adrien BOILEAU – tél : 0596 59 44 14, adrien.boileau@iedom-martinique.fr
Patrick CROISSANDEAU, directeur de l’agence IDEOM de Martinique, et Adrien BOILEAU,
responsable du service études et établissements de crédit, ont présenté la situation de
l’économie martiniquaise à l’occasion de la conférence de presse tenue le 15 avril 2026.
Une année sans relief
L’activité des entreprises s’est progressivement redressée au cours de l’année, mais sans véritablement
laisser présager qu’elle évolue dans une zone de croissance. En effet, selon les chefs d’entreprise
interrogés dans l’enquête de conjoncture, la variation annuelle du chiffre d’affaires du secteur marchand
serait nulle (valeur médiane). Le marché de l’emploi est en berne et semble encore porter les stigmates
de la fin d’année 2024. Les investissements évoluent sans réelle dynamique, alors que la consommation
des ménages se maintient, soutenue par une baisse de l’inflation et des coûts de financement.
Une amélioration timide de l’ICA
Après une fin d’année 2024 marquée par des mouvements sociaux, l’économie martiniquaise a amorcé
un redressement progressif, avec un indicateur du climat des affaires (ICA) qui est repassé au-dessus
de sa moyenne de longue période en début d’année. Ce retour à l’équilibre s’est ensuite consolidé,
comme le matérialise la progression de 5 points de l’ICA moyen sur l’année, mais sans pour autant
qu’un véritable élan ne semble se dessiner, dans un contexte où l’incertitude est toujours prégnante
pour les chefs d’entreprise.
Des difficultés perceptibles dans une majorité de secteurs
La situation des secteurs d’activité reste contrastée, le secteur primaire et le BTP sont toujours fragilisés,
tandis que le tourisme est porté par le dynamisme de l’activité croisière. Le niveau de défaillances des
entreprises martiniquaises, en hausse tendancielle, constitue un point de vigilance.
Un nouvel élan à insuffler en 2026
Face à la persistance des incertitudes économiques, sociales et dans un contexte de déclin
démographique, la Martinique est appelée à engager une transformation durable et structurante de son
modèle de développement. Cette ambition ne peut se limiter à une relance conjoncturelle : elle implique
la modernisation en profondeur des secteurs clés, l’accélération résolue de la transition écologique et
énergétique. La réussite de cette trajectoire repose sur une capacité collective à structurer les filières
émergentes, à concentrer l’investissement productif et à accompagner les entreprises vers une montée
en gamme durable. Cette transformation ne pourra toutefois aboutir sans un recours accru à
l’intelligence collective. Enfin, la soutenabilité de ce nouveau modèle repose sur sa capacité à préserver
et renforcer la cohésion sociale














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