Podcast De la loi Taubira à l’ONU : la longue marche pour la reconnaissance de l’esclavage comme crime de l’humanité À l’occasion des 25 ans de la loi Taubira Dès à présent sur La1ere.fr
| À l’heure où s’entrechoquent la célébration des 25 ans de la loi Taubira et la polémique suscitée par l’abstention de la France à l’ONU sur la reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme « le plus grave crime contre l’humanité », retour sur le chemin parcouru depuis un quart de siècle en matière de reconnaissance, de réconciliation et de réparation de 400 ans d’esclavage. Une route faite de progrès, d’atermoiements et parfois de reculs.Le 10 mai 2001, la France devient le premier pays au monde à reconnaître la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Portée par la députée de Guyane Christiane Taubira, la loi est l’aboutissement d’un long combat, celui des écrivains Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau et Wole Soyinka, qui lancent en 1998 un appel historique à la Sorbonne, et de plusieurs dizaines de milliers de descendants d’esclaves défilant silencieusement dans les rues de Paris. Après trois ans de processus législatif, ce texte majeur ouvre la voie à l’enseignement de l’histoire de la traite dans les écoles, à une journée de commémoration annuelle fixée au 10 mai, à la création d’une Fondation pour la mémoire de l’esclavage et à l’émergence de lieux de mémoire, tels que le Mémorial de l’abolition de l’esclavage à Nantes, le Mémorial ACTe à Pointe-à-Pitre et le futur Mémorial national des victimes de l’esclavage au Trocadéro, dont l’inauguration est prévue en 2027.Mais la portée de la loi Taubira dépasse les frontières françaises. En septembre 2001, la Conférence de Durban des Nations Unies contre le racisme reprend son affirmation dans sa déclaration finale. En 2020, le Parlement européen adopte à son tour une résolution en ce sens. Plusieurs pays expriment des regrets, parfois des excuses, pour leur rôle dans la traite. Le 25 mars 2026, l’ONU franchit une étape supplémentaire en qualifiant la traite des esclaves africains de « plus grave crime contre l’humanité ». Une résolution historique portée par l’Union africaine, présentée comme « un rempart contre l’oubli » et une voie vers « la guérison et la justice réparatrice ». La France, le Bénin et les États-Unis ne l’ont pas signée. La question des réparations économiques, elle, reste entière.Une génération s’est écoulée depuis la promulgation de la loi Taubira. Ce podcast en dresse le bilan et donne la parole à celles et ceux qui en sont les héritiers, qu’ils soient descendants d’esclaves ou d’esclavagistes, originaires des Antilles, d’Haïti, de Guyane, des États-Unis, du Brésil ou d’Afrique, afin de mesurer ce que ce texte a réellement changé, et ce qu’il reste encore à accomplir.De la loi Taubira à l’ONU : la longue marche pour la reconnaissance de l’esclavage comme crime de l’humanité, un podcast à découvrir sur La1ere.fr. Inédit 30 min Réalisation et scénario Aude-Emilie Judaïque Production Wave.Audio Avec la participation de France Télévisions Directeur des contenus du pôle Outre-mer Laurent Corteel Direction des médias du pôle Outre-mer Emmanuel Tourpe Directeur du portail numérique du pôle Outre-mer Fabrice Hochard Directrice adjointe des contenus, en charge des radios du pôle Outre-mer Marie-Claude Thébia 2026 |









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