| Sainte Marie, le 20 juillet 2026 – Alors que l’hexagone vient de traverser un nouvel épisode caniculaire, les territoires ultramarins devraient également connaître une intensification des chaleurs dans les années à venir. La végétalisation apparaît plus que jamais comme l’une des réponses les plus efficaces pour adapter les villes aux fortes chaleurs, limiter les îlots de chaleur urbains et améliorer durablement le cadre de vie. Mais derrière chaque arbre planté, chaque cour d’école renaturée ou chaque espace public végétalisé, il y a des femmes et des hommes dont le rôle reste largement méconnu : les professionnels du paysage. Les entreprises du paysage ultramarines rappellent que ces transformations ne pourront se faire sans les compétences de celles et ceux qui réalisent et entretiennent les espaces de nature. |
| Face aux fortes chaleurs, des métiers plus que jamais essentiels Depuis plusieurs semaines, la canicule dans l’hexagone remet la végétalisation au cœur du débat public. Un enjeu qui concerne tout autant les territoires ultramarins, où les températures ont déjà augmenté ces dernières années et devraient continuer de grimper dans les mois et années à venir. Mais derrière chaque arbre planté, chaque cour d’école renaturée ou chaque rue végétalisée, il y a des professionnels dont le rôle reste largement méconnu. Choix d’essences adaptées au climat de demain, gestion durable de la ressource en eau, préservation des sols, développement de la biodiversité, entretien d’espaces végétalisés… les métiers du paysage sont au cœur des solutions d’adaptation des territoires, y compris dans les contextes climatiques spécifiques aux outre-mer. Construire et entretenir des villes plus résilientes, préserver les ressources, développer la biodiversité ou encore améliorer le confort thermique des habitants : les professionnels du paysage sont des acteurs clés de l’adaptation des territoires au changement climatique. Une filière qui recrute pour répondre aux défis climatiques Cette adaptation, ce sont bien des professionnels de terrain qui la portent, ici même en Outre-mer : plus de 1 850 actifs à La Réunion, 1 450 en Martinique, 900 en Guadeloupe et 850 en Guyane et un total de 570 entreprises dans ces départements, structurent aujourd’hui la filière du paysage en Outre-mer. Selon une enquête de l’Unep, 77 % des professionnels de moins de 35 ans déclarent être fiers d’exercer un métier qui agit concrètement pour la protection de l’environnement. Les entreprises du paysage interviennent sur tous types d’espaces : jardins, parcs, cours d’école, espaces publics ou sites d’entreprises. Elles mobilisent une grande diversité de métiers : ouvriers paysagistes, jardiniers-paysagistes, chefs d’équipe, conducteurs de travaux, élagueurs, arboristes-grimpeurs ou encore maçons paysagers. Dans les territoires ultramarins, la filière confirme son dynamisme, avec plus de 150 emplois nets créés en deux ans à La Réunion et plus de 50 en Guadeloupe. Pour autant, les besoins restent importants : 60 % des entreprises en Martinique, 44 % à La Réunion et 20 % en Guadeloupe déclarent rencontrer des difficultés à recruter, notamment des ouvriers qualifiés, jardiniers-paysagistes, élagueurs et chefs d’équipe. Du CAP aux formations supérieures1, la filière offre de nombreuses perspectives d’évolution et répond à une demande appelée à croître avec les enjeux d’adaptation climatique. |
À propos de l’Union nationale des entreprises du paysage www.lesentreprisesdupaysage.fr L’Union nationale des entreprises du paysage (Unep) constitue « l’équipe de France » des jardiniers paysagistes. Créée en 1963, elle est la seule organisation professionnelle du paysage reconnue par les pouvoirs publics. Elle représente les quelque 33 550 entreprises du paysage, qui se consacrent à l’aménagement, à l’entretien et à l’animation d’espaces de nature – parcs, jardins, végétalisation du bâti, paysage d’intérieur, génie écologique, soins aux arbres, etc. Avec 140 300 actifs, elle constitue la première force vive de la végétalisation et de la renaturation urbaine. Au plus près de ses milliers d’adhérents grâce à ses 13 Unions régionales, l’Unep défend les intérêts des entreprises du secteur du paysage et des jardins, élabore les normes sociales de la profession et pilote la création des règles professionnelles du métier
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