| Busan, 28 juillet 2026 – Le Comité du patrimoine mondial a clôturé sa 48ᵉ session à Busan, République de Corée, avec l’inscription de 25 nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Toutes les inscriptions ont été adoptées par consensus, reflétant l’esprit de coopération qui est au cœur de la Convention de 1972 sur le patrimoine mondial. Cette session marque également les premières inscriptions sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO pour trois pays africains – les Comores, São Tomé‑et‑Príncipe et le Soudan du Sud –, illustrant l’engagement de l’Organisation en faveur d’une Liste plus équilibrée et représentative. Le Comité a également ajouté six sites à la Liste du patrimoine mondial en péril, reconnaissant à la fois leur valeur universelle exceptionnelle et la nécessité de les protéger. « Félicitations à tous les pays et communautés pour l’inscription de nouveaux sites du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces sites font partie du patrimoine partagé de l’humanité et incarnent l’esprit de coopération et de consensus au cœur de la Convention de 1972. L’inscription d’un site marque le début d’un engagement durable : le protéger, le gérer efficacement et veiller à ce qu’il bénéficie aux communautés. En tant que force de cohésion et de développement durable, je suis convaincu que la Liste du patrimoine mondial doit refléter toute la diversité de notre monde – c’est pourquoi le Comité du patrimoine mondial a adopté sa Stratégie pour les petits États insulaires en développement 2026–2034, et pourquoi, après Busan, l’UNESCO renforcera encore son soutien aux 23 États parties qui ne comptent pas encore de site inscrit », a déclaré Khaled El‑Enany, Directeur général de l’UNESCO. Avec ces nouvelles inscriptions, la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO compte désormais 1 273 sites répartis dans 173 pays. Ces biens nouvellement inscrits bénéficient désormais du plus haut niveau de reconnaissance et de protection internationale. La liste complète des sites inscrits est disponible ici. Une reconnaissance renforcée des régions sous‑représentées S’appuyant sur le dialogue et le consensus, le Comité a inscrit 25 nouveaux biens sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO (19 sites culturels, cinq naturels et un mixte) et a approuvé l’extension de deux sites déjà inscrits – dont l’un dans le pays hôte, Getbol, étendues cotidales coréennes (phase II). Le Comité a également validé la renomination du Parc national de la Garamba en République démocratique du Congo, ce qui signifie que la valeur du site déjà inscrit remplit désormais à de nouveaux critères, justifiant un réexamen. Cette session marque aussi les premières inscriptions pour trois pays africains, dont deux Petits États insulaires en développement (PEID) : les Comores, São Tomé‑et‑Príncipe, ainsi que le Soudan du Sud. Le Président des Comores, Azali Assoumani, a assisté à la session pour célébrer la première inscription de son pays sur la Liste du patrimoine mondial, soulignant l’importance historique de cette étape. À la suite de ces inscriptions, le nombre d’États parties ne comptant aucun bien inscrit est passé de 26 à 23. Avec 196 États parties, la Convention du patrimoine mondial est l’une des plus universellement ratifiées au monde – preuve de son influence et de sa popularité à l’échelle mondiale. La session a été marquée par un exceptionnel esprit de dialogue, permettant au Comité d’adopter toutes les décisions d’inscription par consensus et de renforcer une culture renouvelée du consensus dans l’ensemble de ses travaux, y compris pour les rapports sur l’état de conservation. Mobilisation de la communauté internationale pour protéger le patrimoine mondial en péril Trois des sites nouvellement inscrits l’ont été sur une base d’urgence : Paysage migratoire de Boma–Badingilo (Soudan du Sud), Châteaux du mont Amel (Liban) et Sebastia (État de Palestine). Le recours à ce mécanisme pour trois biens au cours d’une même session souligne le nombre croissant de propriétés patrimoniales menacées dans des régions touchées par les conflits et l’instabilité, et reflète la détermination du Comité à accorder une protection et une reconnaissance internationales avant qu’il ne soit trop tard. Les sites inscrits sur une base d’urgence ont été simultanément ajoutés à la Liste du patrimoine mondial en péril, en plus de trois autres biens – Centre historique de Paramaribo (Suriname), Cité antique de Chersonèse Taurique et sa chôra(Ukraine) et Tyr (Liban). Ces sites bénéficieront désormais d’un accès à une assistance technique et financière pour renforcer leur protection, ainsi que d’un soutien accru de la communauté internationale pour leurs efforts de conservation. Le Comité du patrimoine mondial a également décidé de retirer le Centre historique de Vienne (Autriche) de la Liste du patrimoine mondial en péril. Stratégie historique pour les PEID et pour l’Afrique Cette session du Comité marque également une étape historique pour les Petits États insulaires en développement (PEID), avec l’adoption à Busan de la Stratégie pour le patrimoine mondial des PEID 2026‑2034, dotée d’un budget de 13 millions de dollars. Cette stratégie vise à renforcer la capacité des PEID à identifier, protéger et gérer les sites du patrimoine mondial, tout en répondant aux défis spécifiques auxquels ces États sont confrontés – en particulier les impacts du changement climatique. Complétant la Stratégie pour le patrimoine mondial en Afrique, cette nouvelle stratégie permettra d’apporter un soutien adapté à l’ensemble des PEID, en faisant du patrimoine un moteur de développement durable, de résilience climatique et d’inclusion, tout en plaçant les communautés locales au cœur de sa protection, de sa gestion et de sa transmission. Cette avancée reflète les efforts constants menés par l’UNESCO et ses partenaires pour rendre la Liste du patrimoine mondial plus représentative et mieux refléter la richesse culturelle et naturelle du monde. « Cette session à Busan représente une avancée majeure pour la Convention du patrimoine mondial. Ensemble, nous avons accueilli les premiers sites du patrimoine mondial de trois pays africains, célébré les premières inscriptions pour deux Petits États insulaires en développement, et adopté la première stratégie décennale dédiée aux PEID. Ces avancées montrent ce que la coopération multilatérale peut accomplir lorsque les États membres travaillent dans un esprit de dialogue et de consensus. J’adresse mes sincères remerciements au Président et aux membres du Comité, à l’ensemble des États parties, aux Organisations consultatives, au gouvernement et au peuple de la République de Corée, à nos partenaires, ainsi qu’au Secrétariat de l’UNESCO pour leur engagement et leur travail remarquable tout au long de cette session. Ensemble, nous construisons une Liste du patrimoine mondial plus représentative de la diversité de l’humanité et renforçons notre responsabilité collective de la protéger pour les générations futures », a déclaré le Directeur général de l’UNESCO, Khaled El‑Enany. Reconnaissance accrue des sites de mémoire Depuis 2023, la Liste du patrimoine mondial inclut des « sites de mémoire », afin de reconnaître des événements qu’un pays, ses populations et ses communautés souhaitent commémorer. Aujourd’hui, ces sites de mémoire sont des lieux de réconciliation, de contemplation et de réflexion pacifique. Au cours de cette session du Comité, Les Plages du Débarquement, Normandie, 1944 (France) ont rejoint la Liste du patrimoine mondial en tant que sites de mémoire, rendant hommage au souvenir des débarquements alliés du 6 juin 1944. La prochaine session du Comité du patrimoine mondial, en 2027, se tiendra à Istanbul, Türkiye. |
| Avec 194 États membres, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture contribue à la paix et à la sécurité en promouvant la coopération multilatérale dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture, de la communication et de l’information. L’UNESCO coordonne un réseau de plus de 2000 sites inscrits au patrimoine mondial, de réserves de biosphère et de géoparcs mondiaux ; de plusieurs centaines de villes créatives, apprenantes, inclusives et durables ; et de plus de 13 000 écoles associées, chaires universitaires, centres de formation et de recherche avec un réseau mondial de 200 Commissions nationales. Basée à Paris, l’Organisation dispose de bureaux dans 54 pays et emploie plus de 2 300 personnes. Son Directeur général est Khaled El-Enany. |
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