Conférences de la souveraineté alimentaire La contribution des Outre-mer
Conférences de la souveraineté alimentaire
Présentation des premières conclusions sur les ambitions de production pour les 10 prochaines années
Mardi 24 février 2026
LE MOT DU RÉFÉRENT
« Partie intégrante de la ferme France, l’agriculture de nos territoires océaniques est
très différente de celle de l’hexagone. Elle nécessite des approches particulières,
adaptées, ce qui est engagé dans ces travaux consacrés à la souveraineté
alimentaire. Cela participe du « réflexe Outre-mer » à développer, que je défends
ardemment. Nos filières ont besoin que soient toujours adaptés à nos réalités les
outils d’accompagnement, nationaux ou européens. »
Joël Sorres, exploitant agricole à Petite Île – La Réunion,
président du Conseil d’administration de l’ODEADOM
L’agriculture ultramarine compte en 2024 plus de 25 000 exploitations agricoles et
emploie directement plus de 41 000 personnes. Elle utilise une surface généralement
limitée, avec au total une surface agricole utilisée de 140 000 ha, soit une moyenne
de 5.5 ha/exploitation, bien loin des chiffres de l’hexagone. Elle est surtout très
différenciée selon chaque territoire, que ce soit dans les département et région
d’outre-mer (DROM), Guyane, Guadeloupe, Martinique, Mayotte, La Réunion, dans
les Collectivités d’outre-mer (COM) de l’Atlantique Saint-Martin, Saint-Barthélemy,
Saint-Pierre et Miquelon, ou dans les collectivités du pacifique, Polynésie Française,
Wallis et Futuna, Nouvelle Calédonie.
Extraordinairement diversifiée, cette agriculture offre une très large gamme de
productions, à destination des consommateurs locaux, notamment les produits
d’élevage ou les fruits et légumes ou des marchés plus lointains comme c’est le cas
notamment pour la banane ou la canne à sucre.
Enjeux de souveraineté agricole et travaux à venir
La situation des territoires ultramarins, leur éloignement de l’Hexagone et de
l’Europe continentale et leur insularité engendrent des conditions de marché
particulières, des flux externes de marchandises exclusivement par voie aérienne ou
maritime, des marchés intérieurs limités, qui influent sur la compétitivité de leurs
productions. Cela induit également un coût souvent très élevé de l’alimentation
pour les consommateurs.
LES CHIFFRES CLÉS
En 2020 le taux de couverture des besoins en fruits et
légumes dans les DROM était de l’ordre de 50 %.
S’agissant de la viande, les chiffres étaient inférieurs, environ 20 %.
+25 000 exploitations agricoles
140 000 hectares soit 5,5ha/ exploitations
Le 25 octobre 2019, le président de la République a lancé à La Réunion la démarche
de transformation agricole des Outre-mer engageant vers une meilleure autonomie
alimentaire des territoires, une voie d’excellence environnementale, l’appui à
l’innovation et à la qualité des produits et une contribution majeure du secteur à
l’économie et à l’emploi. En 2023, des plans de souveraineté alimentaire avec des
objectifs ciblés ont été élaborés dans chaque territoire. Ces plans présentaient des
objectifs ambitieux en matière d’augmentation de la production agricole locale et
donc de couverture des besoins alimentaires.
Dans le cadre de la mise en place des conférences de souveraineté au niveau
national, le ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté
alimentaire a fait le choix, s’agissant des territoires ultramarins, de s’appuyer sur les
travaux qui avaient pu être réalisés au niveau de chaque territoire. Ainsi, ces plans
de souveraineté alimentaires font l’objet d’une mise à jour dans chaque DROM.
Les services de l’État localement ont pour mission de réunir les différents acteurs
concernés et notamment les collectivités territoriales, les filières, les chambres
d’agriculture afin d’actualiser ces travaux. Ils feront l’objet de présentation et de
débats au niveau national dans les instances de l’ODEADOM, sous l’égide des
services du ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté
alimentaire et du ministère des Outre-mer.
Gouvernance
Une gouvernance particulière a été décidée pour les Outre-mer, dont les travaux
se tiennent sous l’égide de l’Office de développement de l’économie agricole
d’outre-mer (ODEADOM).
En 2023, des plans de souveraineté alimentaire avec des objectifs ciblés ont été
élaborés dans chaque territoire. Ces plans présentaient des objectifs ambitieux en
matière d’augmentation de la production agricole locale et donc de couverture des
besoins alimentaires.
Dans le cadre de la mise en place de conférences de souveraineté au niveau national,
le ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire
a fait le choix, s’agissant des territoires ultramarins, de s’appuyer sur les travaux qui
avaient pu être réalisés au niveau de chaque territoire.
Ainsi, ces plans de souveraineté alimentaires font l’objet d’une mise à jour dans
chaque DROM. Les services de l’État ont localement pour mission de réunir les
différents acteurs concernés, notamment les collectivités territoriales, les filières
et les chambres d’agriculture, afin d’actualiser ces travaux. Ils feront l’objet de
présentations et de débats au niveau national dans les instances de l’Office de
développement de l’économie agricole d’outre-mer (ODEADOM), sous l’égide des
services du ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté
alimentaire et du ministère des Outre-mer.
Le ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté













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