Points principaux – Adresse du Premier ministre aux Calédoniennes et Calédoniens

Points principaux – Adresse du Premier ministre aux Calédoniennes et Calédoniens

Fiche presse
Jeudi 7 mai 2026

ANNONCES :

  • Les élections provinciales se tiendront : le 28 juin prochain.
  • Le Gouvernement va saisir dès aujourd’hui le Parlement d’un texte organique qui permettra –
    s’il est voté – d’inclure les natifs, mais aussi d’ajouter les conjoints des électeurs dans le corps
    électoral provincial. Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie sera également saisi sur ce texte.
  • Pour la première fois, l’État a donné les chiffres demandés par tous les acteurs depuis des années
    : 37 492 citoyens français sont exclus de la liste électorale pour le scrutin provincial calédonien,
    dont 10 569 natifs, et parmi ces natifs, 4 145 citoyens de statut civil coutumier.
  • Ces 10 569 natifs seront inscrits d’office sur les listes électorales. Les conjoints devront, quant
    à eux, faire une demande d’inscription.
  • Le projet pour préparer l’avenir de la Nouvelle-Calédonie débutera dès juillet et devra aboutir
    avant la fin de l’année.
  • L’État proposera des projets : pour l’économie, pour lutter contre les inégalités, pour donner
    un avenir à l’industrie du nickel, pour développer les politiques de santé, d’éducation, de
    culture, pour protéger la nature et les richesses du sol, pour protéger les calédoniens contre les
    menaces que fait peser le réchauffement climatique sur le trait de côte, pour lutter contre les
    violences intrafamiliales.
  • Les Calédoniennes et les Calédoniens seront consultés directement sur ces projets. Une ou
    plusieurs consultations de projet pourront être organisées.
    I. Agir en créant les conditions de la confiance
  • « Parmi les nombreuses urgences auxquelles le Gouvernement a dû faire face dès son arrivée,
    le blocage des discussions en Nouvelle-Calédonie et la situation économique et sociale du
    territoire ont immédiatement été une priorité. »
  • « Il fallait donc agir. Créer les conditions de la confiance. Tenir la parole de l’État. Et permettre
    d’avancer. »
  • « J’ai toujours eu la conviction intime que l’avenir de la Nouvelle-Calédonie ne pouvait être
    bâti que sur un projet qui soit institutionnel, mais aussi économique et social. »
  • « Les solutions institutionnelles seules ne sauraient garantir durablement la paix sur le Caillou. »
  • « Le Gouvernement a donc inscrit dès l’automne dernier un pacte de refondation de la Nouvelle-
    Calédonie dans le projet de loi de finances. »
  • « Pour reconstruire ce que la violence avait détruit. Pour enfin recréer les conditions de la
    relance économique. Pour permettre aux institutions de la Nouvelle-Calédonie et à ses services
    publics de fonctionner. »
  • « Aujourd’hui, ce pacte s’applique, les moyens arrivent, l’économie aura les moyens de se
    redresser progressivement. »
    II. Accord de Bougival
  • « J’avais aussi dit que l’accord Bougival « permettait un chemin de réconciliation et devait être
    inscrit dans la Constitution ». »
    Fiche presse
    Jeudi 7 mai 2026
  • « Le Gouvernement a donc déposé un projet de loi constitutionnel inscrivant cet accord dans la
    Constitution. »
  • « Le Sénat, saisi en première lecture, a largement débattu puis adopté ce projet de loi. »
  • « Mais hélas, malgré la mobilisation du Gouvernement et de certains groupes parlementaires
    qui le soutiennent, l’Assemblée nationale a refusé de débattre et d’examiner le texte. C’est une
    première. »
  • « Face à cette situation inédite, dès le lendemain, le gouvernement, comme je m’y étais engagé,
    a réuni non seulement l’ensemble des signataires de l’accord de Bougival, mais aussi tous les
    autres partis calédoniens. »
  • « Car l’État se doit de parler avec tous, car il est au service de tous. Car l’État doit tenir sa parole,
    même lorsque son Parlement crée un précédent unique en refusant d’examiner une réforme
    constitutionnelle. »
  • « Le dialogue a donc repris. »
    III. Le statu quo n’est pas un destin
  • « La tentation du statu quo est facile. […] Il peut être aussi le faux mirage ou le faux synonyme
    du calme ou de la stabilité. C’est une erreur : car le statu quo ne donne plus de perspectives à
    personne. »
  • « Le statu quo enferme. Il ne peut être une base solide pour l’avenir. Il peut être même le ferment
    demain de la violence. C’est une ombre qui ressurgit sur le Caillou. C’est une fatalité. Voir même
    une facilité. »
  • « Le statu quo condamne les aspirations des indépendantistes. Il bloque le processus de
    décolonisation. Il éteint les perspectives léguées par les anciens. »
  • « Le statu quo condamne la stabilité économique sur le Caillou. Il précipite vers le déclin. Sans
    apporter de réponses aux attentes de toutes celles et ceux qui vivent et qui sont attachés
    durablement à la Nouvelle-Calédonie. Et qui aspirent à participer pleinement à sa vie
    démocratique. »
  • « Le statu quo condamne l’État à entretenir une situation juridique fragile et porteuse de
    risques. Le statu quo conduirait inéluctablement l’État vers une faute, devant la justice
    internationale, et devant l’Histoire. »
    IV. Elections provinciales
  • « Pour avancer, il a fallu repartir du travail réalisé depuis quatre ans. C’est ce que nous avons
    fait avec la ministre des Outre-mer et le Haut-commissaire de la République au cours des
    dernières semaines. »
  • « Les élections provinciales se tiendront. L’État les organisera le 28 juin prochain. Avec toutes
    les garanties de neutralité et de sécurité nécessaires. »
  • « Ces élections devront permettre aux partis politiques, aux candidats et aux électeurs
    calédoniens de débattre de projets pour l’avenir. Et pas seulement institutionnel : mais aussi
    économique, social, environnemental, industriel, éducatif, culturel, de santé publique… De la
    place des femmes, des jeunes. Du travail. »
  • « Pour organiser sereinement ce scrutin, les parties ont pu […] et ce pour la première fois depuis
    très longtemps, envisager différentes hypothèses d’une diminution du nombre d’exclus au sein
    du corps électoral provincial. »
    Fiche presse
    Jeudi 7 mai 2026
  • « Le Gouvernement va donc saisir dès aujourd’hui le Parlement d’un texte organique qui
    permettra – s’il est voté – d’inclure les natifs, mais aussi d’ajouter les conjoints des électeurs
    dans le corps électoral provincial. »
  • « Dans le même temps, je souhaite que le Congrès de la Nouvelle-Calédonie puisse s’exprimer
    sur ce texte organique. Je vais donc le saisir, et les Présidents des Assemblées pourront le faire
    également s’ils le souhaitent. »
  • « Le débat parlementaire aura lieu, dans les deux chambres. C’est une étape décisive sur le
    chemin du destin commun. »
  • « Pour la première fois, l’État a donné – en transparence – les chiffres demandés par tous les
    acteurs depuis des années : 37 492 citoyens français sont exclus de la liste électorale pour le
    scrutin provincial calédonien, dont 10 569 natifs, et parmi ces natifs, 4 145 citoyens de statut
    civil coutumier. »
  • « Ces 10 569 natifs seront inscrits d’office sur les listes électorales. Les conjoints devront, quant
    à eux, faire une demande d’inscription. »
  • « Ces chiffres sont désormais connus de tous. L’ajustement proposé est basé sur des critères
    objectifs. Il reviendra aux députés et aux sénateurs de le trancher. »
  • « Le Gouvernement propose. Nous débattrons. Les parlementaires voteront. »
  • « Certains jugeront que c’est un pas insuffisant. D’autres diront que c’est déjà trop. Mais le dégel
    n’est pas possible, il ne réunit pas de majorité au sein du Parlement. Le Gouvernement propose
    donc un ajustement. Car le statu quo n’est pas possible. Car il n’est pas souhaitable. Car, pour la
    première fois, le statu quo pourrait même devenir dangereux pour l’avenir. »
  • « S’il n’y a pas de consensus sur un dégel, un compromis est toutefois possible sur un
    ajustement. C’est un petit pas. Mais c’est le début d’un chemin. L’histoire du dossier calédonien
    a toujours été d’avancer. Même quand le pas est petit, il faut savoir s’y engager. »
    V. L’État tiendra parole
  • « Les élections provinciales se tiendront. Et le dialogue devra reprendre. Tous les partis
    politiques calédoniens s’y sont engagés. »
  • « L’État tiendra sa parole. Il sera là. Il continuera à faire des propositions. »
  • « Je serai amené à venir sur place, ou à rencontrer les parties à Matignon dès juillet prochain.
    »
  • « Alors viendra le temps du projet pour préparer l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. Il débutera
    dès juillet et devra aboutir avant la fin de l’année. »
  • « Vous savez tous les risques qu’il y a à laisser dériver le destin de la Nouvelle-Calédonie dans le
    tumulte d’une campagne présidentielle. »
  • « L’État proposera des projets : pour l’économie du Caillou, pour lutter contre les inégalités,
    pour donner un avenir à l’industrie du nickel, pour développer les politiques de santé,
    d’éducation, de culture, pour protéger la nature et les richesses du sol calédonien, pour vous
    protéger contre les menaces que fait peser le réchauffement climatique sur le trait de côte,
    pour lutter contre les violences intrafamiliales et en particulier contre les femmes et les
    enfants. Bref, pour construire un destin pour toutes et tous. »
  • « Les Calédoniennes et les Calédoniens seront consultés directement sur ces projets. Le débat
    démocratique aura lieu. Une ou plusieurs consultations de projet pourront être organisées et
    vous vous exprimerez. Le meilleur antidote à la violence, c’est la démocratie. »
  • « J’ai un lien particulier avec votre territoire. J’ai été votre ministre dans des moments décisifs
    pour votre destin. J’ai avec la Nouvelle-Calédonie un lien du cœur. Ce lien m’honore. Mais il
    m’engage aussi. »
    Fiche presse
    Jeudi 7 mai 2026
  • « Malgré toutes les difficultés que rencontre le Gouvernement, ici, à Paris ; dans un contexte
    géopolitique dangereux, qui impacte la vie de chaque Français et met à l’épreuve nos militaires
    déployés au Proche et au Moyen-Orient ; malgré l’instabilité politique ; malgré l’absence d’une
    majorité absolue ; malgré les contraintes budgétaires ; malgré toutes ces difficultés : l’État est
    là. J’y veille. Comme le Président de la République. »

Script du discours de Sébastien LECORNU, Premier ministre
Adresse à la Nouvelle Calédonie
Paris, le 7 mai 2026
Seul le prononcé fait foi
Mes chers compatriotes de Nouvelle-Calédonie,
Parmi les nombreuses urgences auxquelles le Gouvernement a du faire face dés
son arrivée, le blocage des discussions en Nouvelle-Calédonie et la situation
économique et sociale du territoire ont immédiatement été une priorité.
Malgré le dialogue entamé avec volontarisme – et en partie avec succès – par le
Gouvernement précédent, la situation s’était enlisée. Le dialogue s’était distendu.
Il fallait donc agir.
Créer les conditions de la confiance.
Tenir la parole de l’Etat.
Et permettre d’avancer.
Vous me connaissez. J’ai toujours eu la conviction intime que l’avenir de la Nouvelle-
Calédonie ne pouvait être bâti que sur un projet qui soit institutionnel, mais aussi
économique et social.
Les solutions institutionnelles seules, ne sauraient garantir durablement la paix sur le
Caillou. L’histoire et le passé comptent, – surtout quand il est douloureux. Mais il ne
peut repousser l’espérance d’une vie meilleure pour demain, en se tournant vers
l’avenir. En pensant aux générations futures.
Dés ma déclaration de politique générale, j’ai porté cette conviction.
Je vous avais dit que la Nouvelle Calédonie était une priorité : le Gouvernement a
donc inscrit dès l’automne dernier un pacte de refondation de la Nouvelle-Calédonie
dans le projet de loi de finances.
Pour reconstruire ce que la violence avait détruit.
Pour enfin recréer les conditions de la relance économique.
Pour permettre aux institutions de la Nouvelle-Calédonie et à ses services publics de
fonctionner.
Aujourd’hui ce pacte s’applique, les moyens arrivent, l’économie aura les moyens de
se redresser progressivement.
*
J’avais aussi dit que l’accord Bougival « permettait un chemin de réconciliation et
devait être inscrit dans la Constitution ».
Le Gouvernement a donc déposé un projet de loi constitutionnel inscrivant cet
accord dans la Constitution.
Car peu importe le Gouvernement. Peu importe l’absence de majorité absolue au
Parlement : L’Etat se devait de tenir sa parole. Les gouvernements peuvent passer,
la continuité de l’Etat demeure.
Le Sénat, saisi en première lecture, a largement débattu puis adopté ce projet de loi.
Mais hélas, malgré la mobilisation du Gouvernement et de certains groupes
parlementaires qui le soutiennent, l’Assemblée nationale a refusé de débattre et
d’examiner le texte. C’est une première. Le projet de loi aurait pu ne pas être voté à
la fin des discussions, mais c’est la logique d’un rejet préalable qui l’a emporté.
Face à cette situation inédite, dés le lendemain, le gouvernement, comme je m’y
étais engagé, a réuni non seulement l’ensemble des signataires de l’accord de
Bougival, mais aussi tous les autres partis calédoniens.
Car l’Etat se doit de parler avec tous, car il est au service de tous.
Car l’Etat doit tenir sa parole, même lorsque son Parlement crée un précédent
unique en refusant d’examiner une réforme constitutionnelle.
Le dialogue a donc repris.
*
Mes chers compatriotes,
La tentation du statu quo est facile. Il est même une pente naturelle à ce moment de
notre histoire institutionnelle calédonienne. Il peut être aussi le faux mirage ou le
faux synonyme du calme ou de la stabilité.
C’est une erreur : car le statu quo ne donne plus de perspectives à personne.
Le statu quo enferme. Il ne peut être une base solide pour l’avenir. Il peut être même
le ferment demain de la violence. C’est une ombre qui ressurgit sur le Caillou.
Le statu quo n’est pas un destin.
C’est une fatalité. Voir même une facilité.
Il condamne les aspirations des indépendantistes. Il bloque le processus de
décolonisation. Il éteint les perspectives léguées par les anciens.
Le statu quo n’est pas un destin.
Il condamne la stabilité économique sur le Caillou. Il précipite vers le déclin. Sans
apporter de réponses aux attentes de toutes celles et ceux qui vivent et qui sont
attachés durablement à la Nouvelle-Calédonie. Et qui aspirent à participer
pleinement à sa vie démocratique.
Le statu quo n’est pas un destin.
Il condamne l’Etat à entretenir une situation juridique fragile et porteuse de risques.
Le statu quo conduirait inéluctablement l’Etat vers une faute, devant la justice
internationale, et devant l’Histoire.
C’est ce que nos anciens – les signataires des accords – avaient compris.
C’est notre héritage.
C’est la condition de la paix.
Il faut avancer.
Dans le dialogue.
Démocratiquement.
Sans passage en force.
C’est le chemin du destin commun.


Calédoniennes, Calédoniens,
Toutes les parties aux accords ont accepté de dialoguer avec l’Etat mais aussi entre-
elles.
Pour avancer, il a fallu repartir du travail réalisé depuis quatre ans.
C’est ce que nous avons fait avec la ministre des Outre-mer et le Haut-commissaire
de la République au cours des dernières semaines.
Cela a permis d’acter un principe clair : redonner la parole aux Calédoniennes et aux
Calédoniens, pour refuser l’ombre de la violence, et la remplacer par les lumières du
vote et du débat démocratique.
C’est une exigence qui fait consensus entre les parties :
Les élections provinciales se tiendront.
L’Etat les organisera le 28 juin prochain. Avec toutes les garanties de neutralité et de
sécurité nécessaires.
Ces élections devront permettre aux partis politiques, aux candidats et aux électeurs
calédoniens de débattre de projets pour l’avenir. Et pas seulement institutionnel :
mais aussi économique, social, environnemental, industriel, éducatif, culturel, de
santé publique… De la place des femmes, des jeunes. Du travail.
Je vous le dis avec respect car je l’ai souvent déploré lorsque j’étais ministre des
outre-mer : c’est ce débat qui a parfois manqué depuis trop d’années. Ce sont ces
thématiques qui permettront de faire émerger des idées nouvelles.
Pour organiser sereinement ce scrutin, les parties ont pu, – tout en constatant leurs
désaccords d’approche – et ce pour la première fois depuis très longtemps,
envisager différentes hypothèses d’une diminution du nombre d’exclus au sein du
corps électoral provincial. Bien entendu ces discussions sont sensibles, mais elles
ont eu lieu avec transparence et respect.
Je vous le disais, le statu quo n’est pas un destin.
Et ces élections provinciales doivent marquer le refus de ce statut quo.
Et le refus de ce statu quo est la promesse pour chaque partie de poursuivre le
dialogue au lendemain des élections provinciales.
Mieux qu’une promesse : c’est une garantie.
Le Gouvernement va donc saisir dés aujourd’hui le Parlement d’un texte organique
qui permettra – s’il est voté – d’inclure les natifs, mais aussi d’ajouter les conjoints
des électeurs dans le corps électoral provincial.
Dans le même temps, je souhaite que le Congrès de la Nouvelle-Calédonie puisse
s’exprimer sur ce texte organique. Je vais donc le saisir, et les Présidents des
Assemblées pourront le faire également s’ils le souhaitent.
Le débat parlementaire aura lieu, dans les deux chambres.
C’est une étape décisive sur le chemin du destin commun.
Car nous parlons là de vos enfants. Ils sont nés sur le sol calédonien, y ont grandis,
ils ont voté aux trois consultations référendaires. Ils doivent donc pouvoir voter aux
élections provinciales. C’est du bon sens.
Ce sont aussi vos maris ou vos femmes. Ils vous ont choisi, et avec vous, ils ont
choisi la Nouvelle-Calédonie. C’est un critère reconnu par le droit international
d’acquisition de citoyenneté.
Pour la première fois l’Etat a donné – en transparence – les chiffres demandés par
tous les acteurs depuis des années :

  • 37 492 citoyens français sont exclus de la liste électorale pour le scrutin
    provincial calédonien,
  • dont 10 569 natifs,
  • et parmi ces natifs, 4 145 citoyens de statut civil coutumier.
    Ces 10 569 natifs seront inscrits d’office sur les listes électorales.
    Les conjoints devront, quant à eux, faire une demande d’inscription.
    Ces chiffres sont désormais connus de tous. L’ajustement proposé est basé sur des
    critères objectifs.
    Il reviendra aux députés et aux sénateurs de le trancher.
    Le Gouvernement propose. Nous débattrons. Les parlementaires voteront.
    Certains jugeront que c’est un pas insuffisant. D’autres diront que c’est déjà trop.
    Mais le dégel n’est pas possible, il ne réunit pas de majorité au sein du Parlement.
    Le Gouvernement propose donc un ajustement.
    Car le statu quo n’est pas possible. Car il n’est pas souhaitable.
    Car, pour la première fois, le statu quo pourrait même devenir dangereux pour
    l’avenir.
    S’il n’y a pas de consensus sur un dégel, un compromis est toutefois possible sur
    un ajustement.
    C’est un petit pas. Mais c’est le début d’un chemin.
    L’histoire du dossier calédonien a toujours été d’avancer. Même quand le pas est
    petit, il faut savoir s’y engager.

Mes chers compatriotes de Nouvelle-Calédonie,
Les élections provinciales se tiendront. Et le dialogue devra reprendre. Tous les
partis politiques calédoniens s’y sont engagés.
L’Etat tiendra sa parole. Il sera là.
Il continuera à faire des propositions.
Je serai amené à venir sur place, ou à rencontrer les parties à Matignon dés juillet
prochain.
Alors viendra le temps du projet pour préparer l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.
Il débutera dès juillet et devra aboutir avant la fin de l’année. Vous savez tous les
risques qu’il y a à laisser dériver le destin de la Nouvelle-Calédonie dans le tumulte
d’une campagne présidentielle.
Il faudra donc sortir de la logique binaire, d’un « oui » ou d’un « non » ; qui a réduit le
débat politique aux seuls sujets institutionnels ; et qui a enfermé les Calédoniennes
et les Calédoniens.
L’Etat proposera des projets :

  • Pour l’économie du Caillou,
  • Pour lutter contre les inégalités,
  • Pour donner un avenir à l’industrie du nickel,
  • Pour développer les politiques de santé, d’éducation, de culture,
  • Pour protéger la nature et les richesses du sol calédonien,
  • Pour vous protéger contre les menaces que fait peser le réchauffement
    climatique sur le trait de côte,
  • Pour lutter contre les violences intrafamiliales et en particulier contre les
    femmes et les enfants.
    Bref pour construire un destin pour toutes et tous.
    Les Calédoniennes et les Calédoniens seront consultés directement sur ces projets.
    Le débat démocratique aura lieu.
    Une ou plusieurs consultations de projet pourront être organisées et vous vous
    exprimerez.
    Le meilleur antidote à la violence, c’est la démocratie.

Calédoniennes, Calédoniens,
J’ai un lien particulier avec votre territoire.
J’ai été votre ministre dans des moments décisifs pour votre destin.
J’ai avec la Nouvelle-Calédonie un lien du cœur.
Ce lien m’honore.
Mais il m’engage aussi.
Je veux vous dire que malgré toutes les difficultés que rencontre le Gouvernement,
ici, à Paris ;
Dans un contexte géopolitique dangereux, qui impacte la vie de chaque Français et
met à l’épreuve nos militaires déployés au Proche et au Moyen Orient ;
Malgré l’instabilité politique ;
Malgré l’absence d’une majorité absolue ;
Malgré les contraintes budgétaires ;
Malgré toutes ces difficultés : l’Etat est là.
J’y veille. Comme le Président de la République.
Vive la Nouvelle-Calédonie !
Vive la République !
Et vive la France !

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