Le regard d’Edyna Ndebani et Kévin Barout sur les coulisses de l’information.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Martinique – Guadeloupe | Semaine de la presse 2026
Semaine de la presse
« Tout ne mérite pas d’être médiatisé.
Notre rôle, c’est de faire le tri.»
Le regard d’Edyna Ndebani et Kévin Barout sur les coulisses de l’information.
À l’occasion de la Semaine de la presse et des
médias (23 au 28 mars 2026), Edyna Ndebani,
directrice de l’agence de relations presse Média
Relais (Martinique – Guadeloupe), et Kévin
Barout, chef de projet, proposent d’éclairer un
métier souvent mal compris : celui d’attaché(e)
de presse. À la croisée des entreprises, des
institutions et des médias, ce rôle participe
activement à la circulation de l’information —
sans jamais en détenir le contrôle.
Ces deux regards peuvent compléter les sujets
de vos rédactions en lien avec la Semaine de la
presse et des médias.
« Non, on ne décide pas de ce qui est publié »
Première clarification posée par Edyna Ndebani :
« Une attachée de presse ne contrôle pas
l’information. Elle la prépare, elle la structure, elle
la rend lisible. Ensuite, ce sont les journalistes qui arbitrent.»
Loin des idées reçues, le métier repose sur un principe simple : proposer des sujets
pertinents, sans jamais interférer avec la liberté éditoriale.
Un métier de tri avant tout
Sur le terrain, les demandes sont souvent révélatrices d’un malentendu :
« Beaucoup de personnes nous sollicitent en disant : “je veux passer à la télé” ou “je
veux passer à la radio”. Mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. »
Le point de départ n’est jamais le média, mais l’information.
« Tout ne mérite pas d’être médiatisé. Mon rôle, c’est de faire le tri. On part d’un projet,
on le décortique, et on vérifie s’il contient une information réelle — c’est-à-dire un
sujet qui a du sens pour le public, pas uniquement pour celui qui le porte. Ensuite, les
médias décident de s’en saisir… ou non. »
Transformer un sujet en information d’intérêt général
Ce travail de sélection implique une distinction essentielle :
« Il faut faire la différence entre ce qui relève de la publicité — donc de l’espace
payant — et ce qui relève d’une information que les médias peuvent choisir librement
de traiter. »
L’attaché de presse agit ici comme un traducteur éditorial :
● il construit un angle,
● il structure le message,
● et il propose des sujets en cohérence avec les lignes éditoriales.
Une collaboration fondée sur la confiance
Dans cette mécanique, la relation avec les journalistes est centrale.
« Une bonne relation presse, ce n’est pas une relation d’influence, c’est une relation de
travail. Nous préparons, les journalistes disposent. »
Dans les territoires antillais, où les écosystèmes sont plus interconnectés, cette relation
repose sur un actif clé : la crédibilité.
« Si vous envoyez des sujets faibles ou mal préparés, vous perdez la confiance des
rédactions. Et sans confiance, il n’y a plus de collaboration possible. »
Un rôle discret mais structurant
Dans un contexte de flux informationnel dense, les attachés de presse jouent un rôle de
filtre et de facilitation.
Ils permettent notamment :
● d’identifier rapidement des interlocuteurs pertinents,
● de structurer des prises de parole,
● et de fluidifier l’accès à l’information pour les rédactions.
Mais cette fonction implique une exigence forte :
« Si l’information n’est pas solide au départ, elle ne le deviendra pas. »
Un métier qui se transmet et se construit sur le terrain
Au sein de l’agence Média Relais, cette exigence se transmet aussi en interne, notamment
auprès des jeunes profils. C’est le cas de Kevin Barout, aujourd’hui chef de projet, qui a
intégré l’agence en alternance avant d’y être recruté.
« Au départ, comme beaucoup, je cherchais surtout une alternance pour valider ma
formation. Et puis j’ai découvert un métier. »
Progressivement, il apprend à identifier ce qui relève d’une information, à structurer un
message, et à interagir avec les médias.
« Ce métier m’a obligé à sortir de ma zone de confort, à prendre la parole, à
m’exprimer plus clairement. Mais surtout, à comprendre qu’on ne propose pas un sujet
pour soi, mais pour un public. »
Aujourd’hui, il accompagne des clients de manière autonome et construit progressivement
son propre réseau de contacts — un élément clé dans l’exercice des relations presse.
« Les relations presse, ce n’est pas seulement diffuser. C’est comprendre, relier, et
donner du sens. »
Mieux comprendre pour mieux travailler ensemble
Si la Semaine de la presse met en lumière le travail des journalistes, elle offre aussi
l’opportunité de mieux comprendre les métiers qui participent, en amont, à la fabrication
de l’information.
« Mieux comprendre les rôles de chacun, c’est produire une information plus
pertinente — et renforcer la collaboration. »
À propos d’Edyna Ndebani
À 40 ans, Edyna Ndebani dirige l’agence Média Relais, qu’elle positionne comme un chef d’orchestre des
prises de parole en Martinique et en Guadeloupe. À la croisée des relations presse, de la stratégie éditoriale et
de l’événementiel, elle accompagne entreprises, institutions et porteurs de projets dans la structuration de
leurs messages : relations presse, communication interne et externe, production de contenus, préparation aux
médias (séances de formation).
Son expertise s’étend également à la conception, à l’organisation et à l’animation d’événements
professionnels (séminaires, colloques, lancements), qu’elle modère et anime régulièrement.
Enfin, l’agence propose des prestations d’accompagnement en gestion de crise, afin de soutenir des
responsables d’entreprise confrontés à une crise au sein de leur structure, qu’elle soit sociale, sanitaire,
environnementale ou autre.
« Je trie l’information, je révèle ce qui mérite d’être médiatisé. »
À propos de Média Relais
Média Relais est une agence de communication et de relations presse implantée en Martinique depuis 2004 et
en Guadeloupe depuis 2022. Elle intervient sur des problématiques éditoriales, événementielles et
stratégiques, en lien étroit avec les médias du territoire.
Contact presse
Edyna Ndebani 0696 92 35 37 | Kévin Barout 0696 93 31 90
PORTRAIT D’EDYNA NDEBANI, MÉDIA
RELAIS
Une trajectoire construite
entre instinct et
engagement
À bientôt 40 ans et avec près de vingt ans
d’expérience en communication et en
relations presse, Edyna Ndebani incarne
une approche du métier à la fois
stratégique et profondément humaine.
Rien n’a été linéaire.
À 23 ans, elle crée sa première entreprise.
Une première expérience entrepreneuriale
exigeante, formatrice, mais aussi marquée
par des obstacles. Quelques années plus
tard, elle fait le choix de revenir en
Martinique et de fermer cette structure.
Un choix qu’elle perçoit d’abord comme un
échec.
Mais qui devient en réalité un tournant.
De l’entrepreneuriat à l’intrapreneuriat
En 2014, elle rejoint l’agence Média Relais.
Elle y trouve un espace d’expression, de construction et de projection.
Progressivement, elle évolue jusqu’à en prendre la direction en 2020.
Aujourd’hui, elle se définit comme une intrapreneure.
« Entreprendre de l’intérieur, c’est porter une entreprise comme si c’était la
sienne, sans forcément en être la fondatrice. »
Elle redéfinit les contours de l’agence, développe de nouveaux axes, élargit les champs
d’intervention et inscrit Média Relais dans une dynamique Martinique–Guadeloupe.
Un métier de l’ombre… mais un rôle central
Attachée de presse, communicante, directrice d’agence : les fonctions d’Edyna sont
multiples. Mais son rôle reste constant.
« Je suis un pont entre un client et un média. »
Un rôle d’intermédiaire exigeant, qui repose sur :
● l’analyse
● la compréhension de l’information
● la capacité à identifier ce qui relève de l’intérêt public
« Il ne s’agit pas de faire parler. Il s’agit de construire une information qui a du
sens. »
Dans un contexte où l’information circule vite, elle défend une approche rigoureuse :
« Tout ne mérite pas d’être médiatisé. Mon rôle, c’est de faire le tri. »
Une approche fondée sur l’éthique et la collaboration
Edyna travaille en lien étroit avec les rédactions martiniquaises et guadeloupéennes
depuis plus de dix ans.
Elle revendique une posture claire :
● respect de l’indépendance journalistique
● distinction stricte entre publicité et information
● construction d’une relation de confiance dans la durée
Elle refuse notamment certaines demandes récurrentes :
« On nous appelle parfois en disant : “je veux passer à la télé”. Ce n’est pas
notre métier. »
Son travail consiste à recadrer, expliquer, structurer.
Une communicante généraliste dans un territoire spécifique
Contrairement à certaines agences spécialisées, Edyna revendique une forme de
polyvalence.
Avec Média Relais, elle intervient sur une grande diversité de sujets :
● événements culturels, musicaux, sportifs
● lancements de produits (parfum, rhum, champagne…)
● projets institutionnels et territoriaux
● événements internationaux accueillis en Martinique
Cette diversité est une réalité du territoire.
« Ici, on ne peut pas être uniquement spécialiste. On doit comprendre
l’ensemble des dynamiques. »
Mettre la communication au service du territoire
Au-delà des projets, Edyna défend une ligne claire :
valoriser ce que la Martinique et la Guadeloupe produisent, accueillent et incarnent.
Elle se positionne notamment comme une interface entre :
● des événements internationaux
● et les médias locaux
Avec une vigilance particulière :
donner toute leur place aux journalistes du territoire.
Une posture de transmission assumée
La transmission fait partie intégrante de son approche.
Depuis plusieurs années, elle forme des stagiaires, des alternants et accompagne des
profils en construction — dont Kevin, aujourd’hui chef de projet au sein de l’agence.
« Transmettre, c’est aussi se challenger soi-même. »
Cette dynamique crée un équilibre entre expérience et renouvellement.
Une vision du travail ancrée dans le réel
Le métier impose un rythme soutenu :
● événements
● actualité
● gestion de crise
● prises de parole sensibles
Ce rythme impacte la vie personnelle.
Mais Edyna ne parle pas de sacrifice.
« Ce sont des choix. Et ces choix ont du sens. »
Une personnalité faite de contrastes
Dans sa vie professionnelle, elle est :
● visible
● engagée
● en interaction permanente
Dans sa vie personnelle, elle revendique l’inverse :
● introversion
● besoin de silence
● recul
Un équilibre qu’elle considère comme nécessaire pour durer.
Une vision engagée du leadership
Femme noire, directrice d’agence, Edyna est consciente des enjeux de représentation.
Elle assume une posture engagée :
● sur la place des femmes dans la communication
● sur la légitimité
● sur la capacité à occuper des fonctions de direction
« Il faut parfois prouver plus. Mais il faut surtout rester alignée. »
Une ligne directrice claire
Si elle devait résumer son métier en une phrase :
« Je trie l’information pour révéler ce qui mérite d’être médiatisé. »
PORTRAIT DE KEVIN BAROUT, MÉDIA
RELAIS
Un parcours qui commence par
hasard… et qui devient un choix
À 23 ans, Kevin incarne une trajectoire que peu
anticipent au départ. Après trois années
d’alternance — d’abord à l’EGC, puis chez Key
Academy — il rejoint l’agence Média Relais
presque par pragmatisme. Comme beaucoup
d’étudiants, son objectif initial est simple :
trouver une entreprise pour valider son diplôme.
Lorsqu’il découvre l’agence, les relations presse,
la gestion de crise ou encore l’accompagnement
à la prise de parole sont des domaines qu’il ne
maîtrise pas. L’univers lui est largement inconnu.
Et pourtant, la rencontre fonctionne
immédiatement.
Une montée en compétences rapide
et visible
Très vite, Kevin se distingue.
● Par son application.
● Par sa capacité d’écoute.
● Par une forme de maturité qui dépasse son âge.
Au départ discret, parfois introverti, il s’impose progressivement par le travail. Sans
chercher à se mettre en avant.
Apprendre un métier… et trouver sa place
Ce que Kevin découvre chez Média Relais, c’est bien plus qu’un environnement
professionnel. C’est un métier.
Un métier de fond, exigeant, qui demande :
● de comprendre l’information
● de structurer un message
● de créer du lien avec les médias
● et de savoir accompagner des clients dans leur prise de parole
« Je suis arrivé pour une alternance. J’ai appris un métier. »
En trois ans, il gagne en assurance.
« J’ai appris à parler aux gens. À m’ouvrir. À m’affirmer. »
Une génération Z en interaction directe avec l’expérience
Chez Média Relais, trois générations cohabitent :
● François, le gérant
● Edyna, directrice expérimentée
● Kevin, représentant d’une nouvelle génération
Loin des clichés, cette collaboration fonctionne. Kevin revendique une génération ouverte,
curieuse, sans limites dans ses ambitions. Mais il reconnaît aussi la valeur de l’expérience.
« J’apporte un regard neuf. Mais j’apprends énormément de l’expérience. »
Il observe, écoute, s’inspire — notamment dans les situations de prise de parole ou de
gestion client.
Un cadre de travail fondé sur la confiance
Ce qui marque Kevin, c’est aussi le fonctionnement de l’agence.
Une structure à taille humaine, où :
● les rythmes de travail sont respectés
● l’autonomie est encouragée
● la responsabilité est réelle
« On a un cadre commun, mais chacun travaille à son rythme. »
Lui travaille souvent tard. Edyna commence très tôt. François se situe entre les deux.
Cette souplesse, loin d’être un frein, devient un levier de performance.
Un rapport au travail assumé
Kevin a intégré les contraintes du métier :
● horaires étendus
● disponibilité le soir ou le week-end
● gestion d’imprévus
Mais il ne les perçoit pas comme une contrainte.
« Quand on travaille tard, c’est toujours pour un projet, un client, un
événement. Ça a du sens. »
Cette capacité à comprendre l’enjeu global fait partie de sa progression.
Un champ d’intervention large et exigeant
Aujourd’hui, Kevin intervient sur une grande diversité de sujets :
● événements culturels, musicaux, sportifs
● lancements de produits (parfum, rhum, champagne…)
● projets territoriaux et internationaux
● campagnes pour des personnalités ou des marques
Il peut travailler :
● en autonomie
● ou en collaboration directe avec Edyna
Une capacité d’initiative concrète
Au-delà de ses missions, Kevin a déjà initié ses propres projets.
Par exemple, la gestion de sponsoring autour du Tour Cycliste, avec une proposition clé en
main :
● conception de l’offre
● structuration
● déploiement opérationnel
Un projet qu’il a pensé et piloté de A à Z.
Un profil inattendu
Rien ne prédestinait Kevin à ce métier.
À l’origine, il est passionné de sciences et d’astronomie.
Un univers à priori éloigné des relations presse, des mots, de la communication.
Et pourtant, il trouve sa place dans un métier fondé sur :
● l’analyse
● la compréhension
● la structuration de l’information
Un symbole de cohabitation générationnelle réussie
Kevin incarne une réalité simple :
Les différences de génération ne sont pas un frein. Elles peuvent être un levier.
« On grandit ensemble. »
Avec humour, il souligne régulièrement les écarts d’âge au sein de l’agence.
Mais derrière cette légèreté, il y a une vraie dynamique de transmission et
d’apprentissage mutuel.
Une conclusion simple : la passion
Lorsqu’on lui parle de son métier, Kevin ne parle ni de statut, ni de fonction.
Il parle de passion. Et surtout, de transmission.
« Ce que j’ai trouvé ici, c’est une façon de travailler… et une passion. »














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