En France, environ 1 patient diabétique sur 3 souffre d’une maladie rénale chronique Quelle prise en charge en Guadeloupe et en Martinique pour prévenir ce risque ?

 

La maladie rénale chronique (MRC) entraîne une altération prolongée du fonctionnement des reins qui ne filtrent plus correctement le sang. Cette pathologie est fréquente et touche jusqu’à 1 personne sur 10 dans la population générale. Parmi les principaux facteurs de risque de cette pathologie : le diabète. En effet, en France, environ 30% des patients diabétiques souffrent aussi d’une maladie rénale chronique. Un dépistage précoce de la MRC chez les diabétiques permettrait de prévenir les éventuelles complications cardiovasculaires, la dégradation de la fonction rénale et de réduire l’évolution de la maladie. Un sujet qui sera traité à l’occasion des Journées Antillaises de Diabétologie et Endocrinologie (JADE) qui se déroulent du 19 au 21 mai à Gosier. Le Dr Jean-Paul Donnet, endocrinologue-diabétologue à la clinique de Choisy à Gosier en Guadeloupe et co-fondateur de cet événement, et le Dr Cédric Aglae, néphrologue à Le Lamentin en Martinique interviendront sur ce thème lors de ces Journées.

 

A l’occasion de cet événement, les médecins rappellent que :

  • La maladie rénale chronique est une pathologie fréquente, sous-diagnostiquée et grave.En Guadeloupe, 634 personnes ont été dialysées et 303 étaient porteuses d’un greffon rénal en 2019. En Martinique, on enregistre 649 personnes placées sous dialyse et 220 personnes greffées.
  • Elle évolue progressivement et le plus souvent sans symptôme particulier, ce qui retarde le diagnostic et la prise en charge des patients. Ce retard de prise en charge peut conduire à terme vers la nécessité de suppléer la fonction rénale par la réalisation d’une transplantation rénale ou par la dialyse
  • Au vu de cette forte prévalence,le dépistage précoce de la MRC est crucial, simple et indolore : un dosage sanguin de créatinine et une analyse d’urine. Il permet deprévenir les risques de complications rénales ou de ralentir la progression de la maladie.

«En Martinique et en Guadeloupe, le nombre de patients traités pour une maladie rénale chronique est deux fois supérieure à celle du territoire national. Cela s’expliquerait notamment par le surpoids/l’obésité de la population (40% des adultes en Martinique sont à minima en surpoids), des facteurs socio- économiques : plus le niveau est bas, plus les risques de développer des complications dans le diabète, l’hypertension artérielle et la maladie rénale augmentent. Enfin, Il y a probablement un terrain génétique qui va faire l’objet de recherche ces prochaines années sur les personnes à peau noire, descendant d’Afrique de l’Ouest», explique le Dr Cédric Aglaé.

En Guadeloupe,« les patients diabétiques, notamment ceux de type 2 (type le plus répandu), bénéficient de programmes d’éducation thérapeutique dispensés dans le Centre d’Endocrinologie Diabétologie à la clinique de Choisy. Les patients y rencontrent le personnel médical, des infirmières spécialisées en éducation thérapeutique ainsi que des nutritionnistes/diététiciens afin de mieux vivre avec le diabète et éviter la survenue de complications. Il n’existe pas d’ateliers spécifiques à la maladie rénale chronique liée au diabète. Ce sont des programmes globaux », présente le Docteur Donnet.

Vous trouverez le CP en pièce-jointe.

Pour participer à la 9èmeédition des Journées Antillaises de Diabétologie et Endocrinologiedu 19 au 21 mai 2022,

rendez-vous sur :https://jade-diabete.com/. Cliquez ou appuyez pour suivre le lien." data-linkindex="4" style="margin:0px;padding:0px;border:0px;font:inherit;vertical-align:baseline;color:rgb(5, 99, 193);text-decoration-line:underline">https://jade-diabete.com

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