CINELATINO/TOULOUSE/34ème rencontres/25 mars au 3 avril 2022

L'ÉDITO DU PRÉSIDENT (2022)

Du plateau de tournage à la salle de projection, le cinéma est un processus long et complexe. Dans les pays frappés par l’épidémie, chacune de ces étapes a été affectée de façon distincte. Les contraintes sont bien sûr différentes entre les majors qui ont des réserves financières solides et les cinémas d’Art et Essai qui sont bien plus fragiles. Nous vérifions ces phénomènes partout dans le monde, mais en Amérique latine, du Mexique à la Patagonie, le constat est encore plus sévère, car toutes les filières du cinéma, précarisées, sont touchées.https://www.cinelatino.fr/contenu/programmation-2022

La 34e édition de Cinélatino à Toulouse montre que des résistances se sont organisées pour le tournage de films de fiction, de documentaires, de courts-métrages, qui ont été programmés dans les différents festivals dédiés aux cinémas d’Amérique latine. Les circuits de distribution commerciale, plus frileux, ont pris moins de risques, même en Europe où pourtant une aide des pouvoirs publics a été accordée aux salles de cinéma.

Cette distribution, dans les pays latino-américains qui n’ont pas de tradition d'aides publiques et qui manquent de l'appui des ciné-clubs ou alternatifs comme les Cinémathèques ou les centres culturels, s'en est trouvée bouleversée. Dans tous ces pays, les réseaux de salles indépendantes ont beaucoup souffert de la crise sanitaire et certains seront contraints de mettre la clé sous la porte après deux ans de vie chaotique.

Pour toutes ces raisons, nous continuerons à maintenir nos efforts pour soutenir les cinémas d’Amérique latine, nous fêterons les 20 ans de Cinéma en Construction et les 30 ans de notre revue qui manifestent notre solidarité concrète pour que “Vive le Cinéma !”.

Francis Saint-Dizier, président de l’ARCALT.

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