COMMUNIQUE DE PRESSE des élus guadeloupéens

Réunis à notre demande ce jour à Matignon par Monsieur le Premier Ministre Jean CASTEX, les élus guadeloupéens ont tenu à exprimer collectivement un positionnement clair et harmonisé sur les voies et les moyens de sortie de la crise profonde que traverse l’archipel de Guadeloupe. Face au désordre et à la violence qui frappent de nombreux points du territoire livrés aux blocages, aux pillages et aux saccages que nous condamnons avec la plus grande fermeté, nous considérons que la seule réponse sécuritaire, certes nécessaire pour rétablir l’ordre républicain, ne peut suffire à apaiser la colère exprimée.

Concernant les revendications en matière vaccinale d’abord, nous avons indiqué qu’il est normal que le Gouvernement veuille à l’application d’une loi discutée, votée par le Parlement souverain et validée par le Conseil constitutionnel. Nous avons proposé que des réponses ciblées pour les personnels soignants soient apportées par le Gouvernement à ceux d’entre eux qui ne veulent pas être vaccinés. - en offrant la possibilité d’opter pour un choix de vaccins non ARN messager ; - ou en proposant un reclassement professionnel à ceux qui refusent définitivement la vaccination Après 3h30 d’échanges, il a été convenu : - Dès demain, mardi 23 novembre, le dépêchement d’une mission du Ministère de l’Intérieur pour accompagner les pompiers volontaires ; - La possibilité pour tous les pompiers de poursuivre leur service d’intérêt général utile à la population en réalisant un test PCR gratuit toutes les 72 heures. - La création d’instances de dialogue et de concertation, ayant pour mission d’accompagner individuellement les quelque 1300 personnels soignants non vaccinés à ce jour par corps de métier (médecins, infirmiers, aides-soignants, personnels techniques). Ces instances pourraient être mises en place par les différents ordres de médecins, d’infirmiers etc. ; - La possibilité pour les soignants ayant reçu une première dose de se rendre sur leur lieu de travail sans aucune suspension et ainsi poursuivre leur activité ; Par ailleurs, afin de protéger la population des conséquences d’une 5ème vague, les élus demandent que les voyageurs même vaccinés justifient, avant leur rentrée sur le territoire guadeloupéen, d’un test PCR ou antigénique négatif de moins de 72H. Ce point sera mis à l’ordre du jour du Conseil de Défense du mercredi 24 novembre présidé par le chef de l’État. Concernant les revendications économiques et sociales portées par l’intersyndicale et la jeunesse guadeloupéenne sur les barrages, nous avons souhaité que le Gouvernement avec les élus guadeloupéens puissent répondre point par point aux doléances exprimées, chacun dans son domaine de compétence. Par ailleurs, cette réponse devra être formalisée par un plan pour la Guadeloupe, construit collectivement, présenté sur place par l’exécutif français à l’instar de ce qui a été fait pour Marseille. Les élus guadeloupéens tiennent particulièrement à ce que des réponses adaptées soient proposés à une jeunesse guadeloupéenne en souffrance. Nous parlementaires et élus de Guadeloupe, appelons de nouveau nos compatriotes à l’apaisement, à un retour au dialogue dans un climat serein et constructif. Nous réaffirmons notre pleine mobilisation à leurs côtés.

Justine BENIN, députée de la 2ème circonscription Ary CHALUS, Président du Conseil régional Jean-Philippe COURTOIS, Président du Conseil départemental Victoire JASMIN, sénatrice Victorin LUREL, sénateur Max MATHIASIN, député de la 3ème circonscription Jocelyn SAPOTILLE, Président de l’Association des maires Olivier SERVA, député de la 1ère circonscription Dominique THEOPHILE, sénateur Hélène VAINQUEUR-CHRISTOPHE, députée de la 4ème circonscription

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