La Maelle Galerie s'installe et inaugure son nouvel espace de 100m2 à KOMUNUMA de Romainville

 

La Maëlle Galerie est heureuse de vous annoncer qu’elle inaugurera son nouvel espace de 100 m2 en septembre prochain dans le tout nouveau quartier culturel KOMUNUMA à Romainville. 

La galerie qui a quitté son espace de Belleville en mars 2020 rejoindra bientôt les galeries déjà présentes sur le site : la galerie Jocelyn Wolff, Air de Paris, In Situ Fabienne Leclerc, la galerie Sator, Laurel Parker Book, et Jeune création. 

En préparation en backstage depuis mars 2019, c’est la troisième adresse de la galerie et  certainement la plus attendue. Aménagée par le cabinet d’Architecte Granville Nthepe ce nouvel espace, comme une grande page blanche confirmera les orientations très marquée de sa directrice Olivia Maëlle Breleur. 

Pour son exposition inaugurale L’ombre du Paradis, la galerie Maëlle invite le commissaire Rolando J. Carmona à confronter le travail de trois artistes fraichement représentés par la galerie : Carlos Martiel, Abel Techer et Floryan Varennes. L'ombre du paradis évoque trois vies hors normes, peut-être trois vies dans trois corps « queer » si vous voulez le voir ainsi, mais une autre façon d'être « queer ». Ici, on ne parle pas de cette « réappropriation » d’une injure comme fondation de la « culture gay ». Voici un contre-récit qui échappe au pink washing qui inonde la publicité contemporaine. Ce contre récit, sans être fataliste, efface les muscles, les paillettes, l’esprit des fêtes éternelles et excentriques mais appellent aux corps bucoliques intemporels qui ont grandit face à la mer et dont la discipline de vie est de canaliser la violence en la sublimant.

La Maëlle galerie ouvrira ses portes le dimanche 12 septembre 2021 pour son tout premier vernissage de 14h00 à 18h00 et s’impatiente de retrouver son public.


 
Carlos Martiel, Lazos de sangre, photographie contrecollée sur alluminium, 70 x 50 cm, 2010 

 

L'OMBRE DU PARADIS THE DARKNESS OF PARADISE
CARLOS MARTIELABEL TECHER, FLORYAN VARENNES Commissariat : Rolando J. Carmona 
Curator : Rolando J. Carmona 

Vernissage dimanche 12 septembre 14h00 - 18h00
Opening Sunday September 12th, 2pm - 7pm

Du 12 septembre au 23 octobre 2021 From September 12th to October 23th
Du mardi au samedi From Tuesday to Saturday
De 10h00 à 18h00 From 10 am to 6 pm

Dossier de presse
Communiqué de presse Press release
MAÊLLE GALERIE 
KOMUNUMA, ROMAINVILLE 

FRANCE

 

 

L'ombre du Paradis.
Une histoire de fragilité, résistance et transmutation.

 

Il y a des années, Barbara (1) nous captivait avec cette image envoûtante du romantisme français : le soleil noir (2), une sorte d’étoile morte qui transforme la faiblesse en force. Mais, au-delà d'une évocation poétique, cette image parle d’ambiguïté. Dans l’ombre et les tourments se cache la lumière de notre humanité sublimée ; et c’est en ce sens que nous souhaitons illustrer cette histoire. L’inquiétante photographie de Carlos Martiel, cette mare de sang silencieuse qui résiste à la tempête incrustée dans les rochers d’une plage des Caraïbes en est l’image irréfutable.

L’exposition prétend évoquer cette relation ambiguë d’un corps qui souffre, qui s'immole, pour exfolier sa culpabilité et en même temps qui se renforce avec la douleur, voire avec sa propre noirceur. On parle ici d’une souffrance psychologique et de pensées noires qui se cachent derrière l'image d'un bonheur apparent.

L'ombre du paradis évoque trois vies hors normes, peut-être trois vies dans trois corps « queer »(3) si vous voulez le voir ainsi, mais une autre façon d'être « queer ». Ici, on ne parle pas de cette « réappropriation » d’une injure comme fondation de la « culture gay ». Voici un contre-récit qui échappe au pink washing (4) qui inonde la publicité contemporaine. Ce contre récit, sans être fataliste, efface les muscles, les paillettes, l’esprit des fêtes éternelles et excentriques mais appellent aux corps bucoliques intemporels qui ont grandit face à la mer et dont la discipline de vie est de canaliser la violence en la sublimant.

Pour « les autres queers », la vraie bataille n'est pas dans cette marche festive qui se déroule dans certaines capitales. Dans chacune de ces « œuvres-corps » il y a des combats intimes face à la normalité et un combat pour notre insurrection la plus radicale et poétique : exister.

Carlos Martiel, né à La Havane, parle d'un corps qui résiste au pouvoir militaire et à la plus longue dictature communiste des Caraïbes, où il y a quelques décennies des homosexuels étaient internés dans des camps de concentration, où aujourd’hui le moyen le plus sûr de manger à sa faim est de proposer ces charmes sur le Malecon. Floryan Varennes, qui a grandit à La Rochelle, travaille sur l'idée d'un corps absent, évoquant un corps médiéval, discipliné qui évolue entre batailles et alchimie, où l'androgynie est idéalisée et protégée à l'intérieur d'armures transparentes. Ses sculptures modelées comme des peaux de science-fiction marquent un espace intemporel entre l'histoire et les préoccupations biomédicales actuelles. Abel Techer, originaire de la Réunion, dessine un corps hybride qui dépasse l’humain pour devenir un animal sacré, évoquant un être sacrificiel reconstruit en machinerie de transmutation et de plaisir pour remplir un rôle précis dans l'imaginaire de l’île : être une chose, au service des fétiches les plus secrets.

L'exposition commence par une mer de lavande qui exorcise ces évocations de violence, face à Lazos de sangre, la photographie de Carlos Martiel, faisant de la mer le lieu de la douleur, et les paysages tropicaux mécanisés d’Abel. Plus qu'une métaphore sur la marginalité des corps, chacune de ces oeuvres est une évocation de la complexité humaine dans son spectre le plus large.

Sublimes et précises comme des armes de verre, ces oeuvres cherchent l'absolu dans l’ombre sans assumer une position de victime face à la société hétéronormée.Mais comme on l’évoquait au début, ce projet ne prétend pas être un drapeau arc-en-ciel (5), sa finalité est de mettre en lumière des dynamiques réduites au silence. Chaque artiste génère une méditation sur la condition humaine, sur l'art et la transcendance comme fil conducteur unique pour nuancer ce paradis irisé.

Rolando J. Carmona


______________________________________
(1) Née en 1930, Monique Andrée Serf, alias Barbara, a marqué la chanson française de sa musique poétique et passionnelle.
(2) Le Soleil noir est le neuvième album de Barbara, paru en 1968. Son titre oxymorique est tiré du poème El Desdichado (1854) de Gérard de Nerval.
(3) Queer est un mot anglais signifiant « étrange », « peu commun », « bizarre » ou « tordu », il est utilisé pour désigner l'ensemble des minorités sexuelles et de genres : personnes ayant une sexualité ou une identité de genre différentes de l'hétérosexualité ou la cisidentité. Le vocable queer qui convoque l'extravagance, le hors-norme, et a longtemps été une injure homophobe avant que les militants américains du mouvement homosexuel, au début des années 1990, ne s'approprient ce terme pour se désigner eux-mêmes, et lui attribuent une connotation positive.
(4) Pinkwashing est un mot-valise anglais, formé sur le modèle de whitewashing (« blanchiment », au sens moral), en remplaçant l'adjectif white (« blanc ») par pink (« rose »). C'est le procédé mercatique utilisé par un État, organisation, parti politique ou entreprise dans le but de se donner une image progressiste et engagée pour les droits LGBT.
(5) Créé par Gilbert Baker en 1978, le drapeau arc-en-ciel représente toutes les personnes LGBTQ+ et contenait à l’origine 8 bandes (incluant le rose, le turquoise et l’indigo).

 
 
 

NOUVEL ESPACE, NOUVELLE ADRESSE, NOUVEAUX HORAIRES
NEW VENUE, NEW ADDRESS, NEW DAYS AND HOURS 

 


 

NOUVELLE ADRESSE :
KOMUNUMA, 45 rue de la commune de Paris, 93230 Romainville NOUVEAUX HORAIRES : 

Du mardi au samedi 
De 10h00 à 18h00

 

ACCESSIBILITE : 

Métro : Bobigny-Pantin-Raymond Queneau (ligne 5)
Bus : 145 - 318 (louise dory)
Vélib : 32303 Gaston Roussel – Commune de Paris

 

Prendre derrière le Leader Price et l'Hôtel du Cheval Noir (avenue Gaston Roussel) puis marcher 6 minutes tout droit jusqu'à la rue de la Commune de Paris à votre gauche; entrée à droite à 100m, au panneau Paris Ouest.

 


 

 
 
 
 
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