La yole ronde au patrimoine de l'Unesco

La yole ronde de Martinique a été inscrite jeudi au registre des "bonnes pratiques de sauvegarde du patrimoine immatériel" de l'Unesco, a annoncé l'organisation internationale.

Cette petite embarcation, à l'origine utilisée par les pêcheurs, est un bateau traditionnel en bois massif sans gouvernail, sans lest et sans quille qui tient en équilibre grâce à des "bwa dressés", sortes de poutres tendues sur les côtés de l’embarcation et sur lesquelles se perche l'équipage.

Bateau de pêche sans prétention, il est devenu tout un symbole depuis la multiplication des régates dans les années 80. Chaque année, depuis plus de 30 ans, le tour de la Martinique des yoles rondes fin juillet est l’événement le plus prisé de l’île.

La yole avait déjà été inscrite en 2017 à l'inventaire national du patrimoine immatériel français. Sa candidature à l'Unesco avait été lancée la même année et présentée en 2019.

Tous les acteurs de la yole se sont rassemblés jeudi matin dans la ville du François, l’un des bastions de la discipline, pour fêter l'événement.

"Ca veut tout simplement dire que lorsque les Martiniquais veulent quelque chose, ils peuvent y arriver. On avait fait le boulot et du bon boulot !", s'est félicité le porteur de cette candidature, Edouard Tinaugus, sur la radio locale RCI.

"Nous avons quelque chose de plus qui fait de nous un pays-nation, nous avons quelque chose qui nous appartient et qui nous appartient tous seuls au monde", s'est réjoui de son côté le sénateur Maurice Antiste, ancien maire du François.

La direction des Affaires culturelles de la Martinique a salué dans un communiqué une "belle récompense" et une "reconnaissance déterminante" pour la Martinique dans sa capacité à porter des projets à l’Unesco.

Elle cite les ministres de la Culture Roselyne Bachelot, et des Outre-mer Sébastien Lecornu, qui "se félicitent" de cette récompense pour un "modèle de sauvegarde du patrimoine", "de la construction aux pratiques de navigation".

Le Registre des bonnes pratiques de sauvegarde permet "de partager des expériences de sauvegarde réussies" et "la manière dont (sont) relevés les défis rencontrés au cours de la transmission (d'un) patrimoine vivant", précise l'Unesco.

© 2020 AFP

Mise à jour 17.12.2020 à 19:00

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