Bilan Plan Sécurité Outre-mer

Une conférence nationale réunissant le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, Bruno Le Roux et Ericka Bareigts, s'est tenue le 6 mars 2017 pour faire le bilan du plan sécurité Outre-mer, lancé en juin 2016. La coordination et la mise en commun des actions sont parmi les axes forts du Plan de sécurité outre
 
outre mer securite"Les outre-mer connaissent globalement un niveau de délinquance et de violence supérieur à celui de la France hexagonale", a souligné le Premier ministre. Une situation qui avait conduit le Gouvernement à lancer en juin 2016, un plan sécurité outre-mer. Il prévoyait notamment des renforts d'effectifs et de moyens pour les forces de l'ordre, la création de nouvelles Zones de sécurité prioritaires (ZSP).  Neuf mois après, Le Premier ministre a constaté une véritable dynamique avec notamment la création de 74 conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD). L'importance de co-construire les politiques de prévention de la délinquance en lien étroits avec les acteurs de terrain, comme le rôle crucial des associations, ont été soulignés. Objectif : une adaptation fine aux spécificités et aux enjeux de chaque territoire. L’accent a notamment été mis sur les actions menées auprès de la jeunesse.

ZONES PRIORITAIRES

Les efforts de lutte contre la délinquance et l'insécurité ont été "concentrés dans les territoires qui connaissent les difficultés les plus grandes", à commencer par Mayotte et la Guyane, a précisé Bernard Cazeneuve :
 
  • A Mayotte, pour lutter à la fois contre l’insécurité et l’immigration clandestine, 62 agents de police et 52 gendarmes ont été affectés depuis la mise en place du plan, et une antenne du GIGN a également été créée.
  • En Guyane, une Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP) à Saint-Laurent du Maroni a été officiellement lancée vendredi dernier, et une antenne de l’OCRTIS (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants) le sera au second semestre de 2017.
  • En Guadeloupe, à Saint-Martin et dans une moindre mesure en Martinique, la situation reste difficile, par exemple dans la lutte contre les trafics de stupéfiants ou l’insécurité routière même si des signes encourageants sont perceptibles.
  • En Nouvelle-Calédonie, 53 policiers et gendarmes ont été affectés ou sont en cours d’affectation sur le territoire. Une brigade de prévention de la délinquance juvénile  sera mise en place.

L'ACCENT EST MIS SUR LA PRÉVENTION


Des mesures concrètes et des moyens en hausse

"Les moyens humains et matériels de la police et de la gendarmerie nationale ont fait l'objet d'efforts inédits et très significatifs, qualitativement et quantitativement", a indiqué le Premier ministre :
 
  • en matière d’effectifs, ce sont 563 policiers et 310 gendarmes qui ont été affectés ou projetés dans les outre-mer en 2016 et 2017, pour un objectif initial de 370 policiers et 242 gendarmes ;
  • en matière d’immobilier, les nouveaux commissariats de Fort-de-France et de Cayenne seront respectivement livrés en 2018 et 2020. Le rehaussement de 18% à 25% du taux des subventions versées aux collectivités calédoniennes pour la construction de casernes de gendarmerie a également été acté ; 
  • un détachement de l’antenne de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants - OCRTIS Antilles-Guyane –  a été créé à Cayenne début janvier 2017 (10 gendarmes et policiers) ; 
  • une brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ), unité spécialisée de la gendarmerie nationale, a été créée à Nouméa (6 gendarmes) le 1er février 2017 ;
  • une ZSP est créée Saint-Laurent-du-Maroni début mars 2017;
  • la rénovation de l’ensemble de la Coordination Opérationnelle Renforcée dans les Agglomérations et les Territoires (CORAT) a été réalisée. 

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