Conjoncture en Outre-mer en 2017 et perspectives 2018

À l’occasion de la conférence de presse donnée au siège parisien des Instituts d’Émission d’Outre-mer, Marie-Anne Poussin-Delmas, Présidente, et Philippe La Cognata, Directeur des Instituts, ont présenté un bilan de la situation économique et monétaire en Outre-mer.

iedom

En 2017, la conjoncture a évolué favorablement, en dépit d’événements climatiques ou sociaux. Cette bonne orientation semble se poursuivre en 2018.

L’Indicateur du Climat des Affaires1 des Instituts se situe à un niveau élevé dans l’Océan Indien ; dans les départements français d’Amérique2 (DFA) il est revenu autour de sa moyenne de longue période en dépit des événements qui ont marqué l’année. Dans le Pacifique, il affiche un niveau élevé en Polynésie et progresse en fin d’année en Nouvelle-Calédonie.

Dans toutes les économies ultramarines, la consommation des ménages progresse tandis que l’investissement est plutôt bien orienté. L’activité bancaire a accompagné la dynamique économique : la croissance des encours observée les années précédentes se poursuit avec des concours bancaires qui atteignent plus de 61 milliards d’euros en fin d'année, en hausse de 4,8 % sur un an. Les prix ont légèrement progressé dans l’ensemble des DCOM (+1 % en glissement annuel en décembre 2017), en lien avec le redressement des prix de l’énergie.

Malgré une évolution conjoncturelle favorable, le marché du travail affiche un bilan en demi-teinte avec un taux de chômage qui oscille entre 18 % à la Martinique, 22% à La Réunion et 25,9 % à Mayotte (contre 8,9 % en France métropolitaine).

L’année 2017 a confirmé le potentiel de développement des géographies ultramarines dans les secteurs du tourisme et de l’Economie bleue.

La plupart des géographies ont enregistré des records de fréquentations touristiques, qu’il s’agisse du tourisme de séjour ou de la croisière. Les ports de La Réunion et de Nouméa s’inscrivent parmi les hubs régionaux et 4 ports ultramarins figurent dans le TOP 8 des ports français en termes de trafics de conteneurs. Si les perspectives 2018 sont favorables à La Réunion et en Polynésie française, elles semblent bien orientées dans les DFA mais restent plus incertaines à Mayotte (dans l’attente des mesures de sortie de crise) et en Nouvelle-Calédonie (même si l’économie sait pouvoir compter sur ses secteurs porteurs).

1 Indicateur de synthèse élaboré sur la base d’une enquête menée auprès de 1000 chefs d’entreprise tous secteurs confondus, et qui constitue un bon indicateur conjoncturel. 2 Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Pierre-et-Miquelon.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut