Cayenne : le quartier mixte Hibiscus piloté par l’EPFA Guyane labellisé EcoQuartier

Déjà lauréat du grand prix de l’aménagement 2015, le quartier Hibiscus, à Cayenne, a reçu ce mardi 19 décembre, le label EcoQuartier niveau 2 (Ecoquartier en chantier).

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thumbnail BATI HIBISCUSthumbnail HIBISCUS 2 BDdenis Girou et la maire de cayenne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le département de la Guyane compte désormais deux écoquartiers avec celui de Remire-Montjoly. Tous deux sont développés par l’établissement public foncier et d’aménagement (EPFA) de Guyane. Avec Hibiscus, La Ville de Cayenne et l’EPFA Guyane développent une nouvelle polarité urbaine de 25 ha, située à proximité du Pôle Universitaire de Guyane et à 1,5 km du centre historique. La conception d’Hibiscus repose sur trois principes d’aménagement : l’ouverture sur la ville et l’université au travers d’un maillage viaire qui promeut les circulations douces ; l’ouverture sur l’Autre grâce à une mixité sociale intergénérationnelle et culturelle ; et l’ouverture sur la nature avec une prédominance d’espaces verts, une combinaison de plantations et de bâtiments autour d’un vaste bassin. Hibiscus est une réponse au besoin colossal de logements en Guyane et particulièrement à Cayenne.

Hibiscus labellisé EcoQuartier : une greffe urbaine récompensée : une greffe urbaine récompensée Implanté en zone péricentrique de Cayenne, le quartier Hibiscus était un vaste délaissé urbain en plein cœur de Cayenne dont l’envergure contrariait la polarité urbaine de la ville. Dès 2009, avec l’arrivée du Pôle Universitaire de Guyane (environ 2000 étudiants), la ville de Cayenne a confié à l’EPFA Guyane la mise en œuvre des modalités d’un aménagement équilibré sur ce secteur abîmé, qualifié de zone inondable à risque élevé. Une réflexion toute particulière a été portée sur l’intégration du nouveau quartier avec ses pôles environnants et les contraintes qui lui sont propres. Zones résidentielles et à forte densité de jeunes, les objectifs étaient multiples : la gestion des eaux pluviales, la réalisation d’un programme urbain cohérent assurant mixité sociale et qualité urbaine, l’implantation d’équipements publics nécessaires au bon fonctionnement du quartier, l’interconnexion entre le nouveau quartier et le pôle universitaire, un maillage de voiries soulageant les axes principaux de la ville.

Faire d’une zone inondable un atout paysager Traditionnellement, cette question est abordée en Guyane comme un élément technique du projet et se traduit par un bassin de compensation, clôturé, peu entretenu avec un risque sanitaire lié à la prolifération de larves de moustiques durant la saison des pluies. Selon Denis Girou, directeur général de l’EPFA Guyane : « L'originalité du projet tient à l'approche du traitement du risque inondation. Sur le plan sécuritaire, les aménagements hydrauliques réalisés sur la ZAC Hibiscus répondent aux contraintes réglementaires mais pas que, elles constituent aussi une réelle plus-value paysagère et sociale pour le quartier.» Au niveau du paysage, la création d'un bassin de 3 ha permet des perspectives dans un quartier d'habitat dense. Au niveau sanitaire, la présence permanente de l'eau élimine le risque de développement des larves de moustiques.

 

Au niveau social, l'aménagement autour du bassin permet de créer le premier parcours urbain de santé de Cayenne, éclairé en soirée. Des passerelles entre les deux berges relient les différents lotissements. Un cheminement piéton sur le flanc nord du bassin, accessible aux personnes à mobilité réduite, jouxte une zone verte qui accueillera prochainement le TCSP. Au niveau de la sécurité, il régule les débits d’eau vers un canal existant, et règle les risques d'inondation de tout le secteur. Au niveau technique, le bassin a été conçu pour rester en eau toute l'année, avec un volume calculé pour absorber les eaux pluviales du quartier en crue centennale. Au niveau financier, le surcoût est constitué essentiellement de terrassements complémentaires et d'une berge "urbaine" en gabion pour moins de 5% du coût total de l'aménagement du quartier.

Pour Denis Girou, directeur général de L’EPFA Guyane, « Nous ne perdons pas de vue qu’il n’existe pas de modèle unique d’aménagement mais des contextes locaux très spécifiques. La Guyane est composée à 90 % de forêt, le rapport au sol et à l’habitat des Guyanais ne peuvent y être abordés de la même manière qu’en métropole. Hibiscus, quartier mixte urbain, en est un exemple. C’est un corridor pour la biodiversité, qui valorise une nature utile et productive, et un outil de résilience et de lutte contre le changement climatique.». Hibiscus, un nouveau quartier pour répondre à la forte demande de logements Hibiscus fait partie des 8 ZAC en cours d’aménagement ou de commercialisation en Guyane (toutes pilotées par l’EPFA Guyane). Elles constituent une part importante de la capacité à produire des logements dans les 5 ans à venir. Les travaux d'aménagement d’Hibiscus ont débuté en octobre 2011 et seront terminés en 2019. Les premiers habitants sont arrivés en juillet 2014. A terme, ce nouveau quartier comptera 2 500 habitants, soit 5 % de la population de Cayenne. Aussi 5000 m2 de commerces de proximités et 10.000 m2 d’activités tertiaires seront desservis en 2025 par le transport en commun en site propre (TCSP).

La Maison de la Forêt et des Bois de Guyane (pôle de recherche et d’innovation, mise en valeur de la filière bois), portée par le Conseil régional y a déjà trouvé adresse. Hibiscus s’inscrit dans le plan logement qui vise à construire 2 200 logements par an. C’est sur les années 2022-2027 que se traduira l’effort de construction en Guyane. Maitre d’ouvrage : EPFA Guyane - Maitre d’œuvre : GTI, STOA, BTC, BOTANIK Paysage Architecte-urbaniste de la ZAC : STOA - Promoteurs : Bouygues Immobilier, Habitat Guyanais, Océanic, SEMSAMAR, SIGUY et SIMKO Coût : 42 millions € Programmation : 1061 Logements autorisés du T1 au T5 (48 % en prêt locatif social, 52 % de logements privés dont 17 % en locatif et 83 % en accession), des commerces de proximités en rez-de-chaussée, un parc d’activités de 10.000 m2 , un groupe scolaire (16 classes), un parcours de santé et un plateau sportif, un bassin paysager, des places publics et une esplanade. Crédit photo : EPFA Guyane 3 À propos de l’EPFA Guyane : créé en 1996,

l’EPAG (établissement public d’aménagement de Guyane) a changé de statut au 1er janvier 2017 pour devenir un EPFA (établissement public foncier et d’aménagement). Il est dirigé par Denis Girou. Rodolphe Alexandre ; Président de la Communauté Territoriale de Guyane (CTG), a été nommé président du conseil d’administration. L’établissement sera, cette année, doté progressivement de 5 803 hectares de foncier appartenant à l’État et recevra un financement d’environ 6 millions d’euros pour conduire les études nécessaires aux futures opérations d’intérêt national. L’EPFA Guyane, à statut particulier, s’inscrit dans une perspective de développement cohérent et durable du territoire, adapté aux spécificités amazoniennes. Sa mission s’articule autour de trois axes : faire la ville amazonienne durable, dans le cadre de sa mission d’établissement public d’aménagement ; maîtriser le foncier pour les projets publics de demain dans le cadre de sa mission d’établissement public foncier ; contribuer au développement économique du territoire et participer au développement agricole de la Guyane. Une OIN, à laquelle les élus de Guyane ont été associés, a été instaurée par décret le 14 décembre 2016. Elle s’organise autour de trois bassins d’urbanisation : SaintLaurent du Maroni et Mana, Kourou, la Communauté d’Agglomération du Centre Littoral, représentant 24 périmètres géographiques différents. La Guyane est la première opération d’intérêt national ultramarine. Elle sera mise en œuvre par l’EPFA Guyane.

 

Établissement Public Foncier et d’Aménagement de la Guyane La Fabrique Amazonienne 14,Esplanade de la cité d’affaire CS 30059 97351 MATOURY www.epfag.fr twitter : @EPFA_Guyane

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