Après cinq jours d’échanges et de dialogue avec l’ensemble des parties prenantes, la Ministre des Outre-mer, Ericka BAREIGTS, a mené, avec le Ministre de l’Intérieur, Matthias FEKL, un important travail pour répondre aux aspirations et préoccupations des Guyanaises comme des Guyanais et construire et déterminer avec eux, l’avenir de la Guyane.

felk bareightsCommuniqué de presse

Aujourd’hui, la réponse de l’Etat s’articule autour de 4 engagements majeurs :

1. Plan d’urgence pour la Guyane : Pleinement conscient des difficultés immédiates de la Guyane, le gouvernement a présenté un plan d'urgence pour la Guyane de plus d'1 milliard d'euros. Le plan d'urgence répond aux préoccupations prioritaires exprimées par les différentes parties prenantes regroupées en collectifs, notamment en ce qui concerne l’éducation, la sécurité, la santé ou la commande publique.

2. Une série d’accords thématiques Ainsi, dans la nuit d’hier, la Ministre des Outre-mer a pu conclure dix accords thématiques enrichissant et complétant le plan d’urgence. Ces accords concernent : - L'économie - L’agriculture ; - Le tourisme ; - Le BTP ; - La pêche ; - Les activités minières ; - Les auto-écoles ; - Les énergies renouvelables ; - Le logement ; - Les transports ; - Les communautés amérindiennes et bushninengue.

3. Le Pacte d’avenir pour la Guyane : Le Président de la République, lors de son déplacement en Guyane en décembre 2013, avait proposé que l’Etat scelle avec les Guyanais un Pacte pour l’Avenir de la Guyane. Ce Pacte, qui s’ajoute au plan d’urgence, guidera l’action des collectivités publiques pour les dix prochaines années. Il comprend des mesures ambitieuses dans les principaux domaines qui intéressent les Guyanais. Le gouvernement a travaillé avec la Collectivité Territoriale de Guyane et les parlementaires à un projet ambitieux qui représente un effort supplémentaire conséquent de l’Etat. Ce document n’a pour l’instant pas été signé par la collectivité : le gouvernement reste cependant ouvert.

4. Le Plan de convergence de la Guyane : Prévu par la Loi Egalité Réelle Outre-mer, défendue par la Ministre des Outre-mer au Parlement, le Plan de Convergence de la Guyane permettra d’inscrire une stratégie de co-développement économique et social à horizon de quinze ans. En lien avec l’Etat, le Plan sera co-construit par l’ensemble des acteurs du territoire : socioéconomiques, organisations associatives et syndicales…

Le plan d’urgence, présenté hier matin, et le Pacte d’avenir représentent des efforts budgétaires considérables de la part de l’Etat, à court et moyen-terme, à la hauteur des enjeux de la Guyane.

 Cette politique volontariste et ambitieuse permettra à la Guyane, au-delà des prochaines échéances électorales, d’accroître sa croissance et son développement.

 

 

 

 

 

Les ministres proposent 1,085 milliard pour la Guyane
 

Samedi en fin de matinée, les ministres ont remis des "réponses au collectif". Il s'agit de mesures pour la Guyane, pour un montant de 1,085 milliard d'euros.
 
Les ministres ont détaillé ces réponses :
 
1. Sécurité

  • L'arrivée de 50 gendarmes et policiers en renfort dès 2017, puis de 90 gendarmes supplémentaires entre 2018 et 2020. Les réservistes passeront de 200 à 300, favorisant la sécurité et l'emploi local.
  • L'entrée en phase opérationnelle de la zone de sécurité de Saint-Laurent du Maroni.
  • L'installation d'un échographe dans les meilleurs délais à l'aéroport Félix-Éboué.
  • La mise en œuvre de barrages mobiles sur les RN1 et RN2.
  • L’installation « dans les plus brefs délais » d’un état-major de sécurité et la nomination d’un sous-préfet chargé, auprès du préfet, de la coordination de ces questions de sécurité. Cet état-major suivra au jour le jour l'ensemble des sujets et pourra prendre les décisions qui s'imposent.
  • Action diplomatique avec les pays voisins pour que les questions de sécurité soient engagées.
 
2. Justice
  • Installation d’un tribunal de grande instance à Saint-Laurent du Maroni, (investissement d'au moins trente millions d'euros),
  • Construction d'un établissement pénitentiaire à Saint-Laurent du Maroni, (investissement d'au moins 50 millions d'euros).
3. Santé
  • Vingt millions sont attribués en urgence au centre hospitalier de Cayenne pour lui permettre de payer ses fournisseurs.
  • Quarante millions sont attribués pour les investissements. 
  • Vingt-cinq millions sont attribués au Chog (centre hospitalier de l'Ouest) pour son budget d'investissement.
 
4. Éducation
  • Confirmation d’un retard considérable, qui représente 400 millions d'euros.
  • L'État va accompagner la CTG sur la construction des collèges et des lycées, sur cinq ans, à hauteur de 50 millions d'euros par an, c'est-à-dire 250 millions d'euros.
  • L'État décide de porter de 10 à 15 millions d'euros la dotation pour la construction d'établissement du premier degré. Sur 10 ans, c'est 150 millions d'euros.
  • Le nombre d'intervenants en langue maternelle sera doublé dès la rentrée 2017. 
 
5. Aménagement et Équipement
  • 250 000 hectares de terre seront cédés par l’État immédiatement, notamment pour le logement social et l'économie.
  • Des terres seront réservées aux populations autochtones et aux agriculteurs.
  • En matière d'équipements structurants, l'État engagera dès 2017 des études de doublement du pont du Larivot et lancera des travaux pour 100 millions d'euros.
  • L'État engagera une première tranche du doublement de la RN1 et de la RN2 entre Cayenne et Matoury pour un montant de 100 Millions d'euros, plus la deuxième tranche à hauteur de 100 millions d'euros.
6. Économie
  • En matière économique, l'État s'engage à établir un pacte fiscal en Guyane.
  • L'État versera dans les tous prochains jours une avance de trésorerie à hauteur de 4,5 millions d'euros à la CTG pour lui permettre de régler les factures des transporteurs.
  • En faveur des pêcheurs et agriculteurs, paiement des aides gérées par l'ASP à hauteur de 3,5 millions d'euros pour les pêcheurs et 5,5 millions d'euros pour les agriculteurs.
  • Envoi immédiat d'une mission d'expertise pour accélérer les dossiers d'aides et venir en aide à la CTG.
  • Une aide à la chambre d'agriculture à hauteur de 500 000 euros.
  • L'État versera à la CTG 9 millions d'euros dès 2017 pour compenser le transfert aux communes de la part de l'octroi de mer.
7. Statut et institutionnel
  • Pour les populations autochtones, engagement des travaux de ratification de la convention 169 de l'OIT demandant une révision de la Constitution.
  • Déblocage des problèmes sur Camopi (...)
  • Le gouvernement portera la part de la CTG dans le fond de compensation du RSA, à 50 millions d'euros en 2017 alors qu'il était prévu à 14 millions d'euros auparavant.
  • Enfin, transformation du prêt de 53 millions d'euros de la CTG en dotation exceptionnelle, « ce qui permettra à la CTG de payer ses factures aux fournisseurs et permettra ainsi de soutenir les petites entreprises guyanaises."

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