ANGLETERRE 56 – 5 ESPAGNE

L'Angleterre, championne du monde en titre, n'a pas attendu pour se démarquer face à l'Espagne en ouverture de la 8e édition de la Coupe du Monde de Rugby Féminin en Irlande. Un remake de la précédente rencontre entre les deux équipes en match de poule de la WRWC 2014 en France où les Anglaises l'avaient largement emporté 45-5.

Cette fois, il n'a pas fallu deux minutes avant que les Red Roses n'ouvrent le score grâce à Megan Jones qui marque le premier essai de la rencontre qui est transformé par Katy Mclean (7-0). Trois minutes plus tard, c'est Kay Wilson qui enfonce le clou et Mclean qui poursuit son sans faute au pied (14-0). Les Espagnoles tentent de résister, mais un coup de pied bien senti de Katy Mclean trouve Kay Wilson seule dans l'en-but adverse qui ne peut qu'à aplatir pour son deuxième essai depuis le début du match (19-0). Elle ne s'arrête pas là car à la 31e minute, le pressing et les passes à répétition des Anglaises permettent de créer une brèche dans la défense de Las Leonas. Wilson inscrit son troisième essai mais qui n'est pas transformé (24-0). Loin de se laisser abattre, les Espagnoles lancent l'attaque profitant d'une faute des Anglaises à l'entrée de leur 22. Fernandez de Corres joue rapidement la pénalité à la main en écartant sur l'aile droite jusqu'à Rial qui offre à Diana Gasso le premier essai espagnol. Malheureusement, Patricia Garcia manque la transformation avant la pause (24-5).

Au retour, Patricia Garcia ne peut rien faire face à la puissance de Harriet Millar-Mills lancée à cinq mètres de la ligne après un pilonnage en règle de ses coéquipières. McIean manque de nouveau la transformation (34-5) et sort.

Kay Wilson profite de la gestion de l'équipe pour inscrire son quatrième essai avant elle aussi de sortir et de laisser sa place. Sous pression, les Espagnoles ne parviennent pas à sortir de leurs 5 mètres. Elles tentent de se dégager mais Alex Matthews monte en pointe pour contrer le dégagement de Garcia et aplatit dans la foulée. Avec la transformation, Emily Scarratt offre plus de 40 points d'avance à son équipe et l'Angleterre fait encore mieux qu'il y a quatre ans (46-5). Encore deux essais de la part de Cokayne puis de Lydia Thompson à cinq minutes de la pause portent le nombre total d'essais à dix contre un (56-5). Les Anglaises ont réussi leur entrée dans la compétition.

NOUVELLE-ZÉLANDE 44 – 12 PAYS DE GALLES

Contre toute attente, ce sont les Galloises qui ont donné le plus d'envie lors du début de cette rencontre. Il faut attendre la 8e minute de jeu pour admirer les cannes de Portia Woodman qui, rattrapée le long de la ligne, passe à Winiata qui ne tremble pas et file à l'essai. Même si la transformation ne passe pas, le score est engagé (5-0). Celui-ci reste ainsi jusqu'à la 22e et un nouvel essai noir signé Waaka. Pourtant, on sent les Black Ferns en difficulté à certains moments, notamment aux coups de pied (10-0). Les Néo-Zélandaises ont quand même le temps et l'occasion de sécuriser le point bonus dès la pause grâce à un doublé de Wickliffe (dont un essai sur la sirène), permettant de compenser le manque de succès à la transformation (20-0).

Il leur faudra encore 12 minutes avant de se relancer et laisser à Portia Woodman le soin d'aplatir une cinquième fois pour l'équipe grâce à un joli travail de Kelly Brazier (25-0). Portées par la surpuissante Nafatali, les Black Ferns mettent le Pays de Galles sur le reculoir. À un mètre de leur ligne, les Galloises ne peuvent pas tenir longtemps et c'est Cocksedge qui franchit la ligne en force (30-0). Cocksedge passe - enfin - une transformation et la Nouvelle-Zélande va aisément s'imposer alors qu'il reste moins de 25 minutes à jouer (32-0). Les Galloises ont du coeur et le prouvent. Après une touche bien captée à l'entrée des deux mètres adverses, Hannah Jones est envoyée en perce-muraille. Il faut trois défenseurs pour l'arrêter mais cela ouvre un espace sous les perches pour Sioned Harries qui franchit la ligne en force sous les vivas du public (32-7). Malgré un doublé de Winiata (39-7), les Galloises profitent d'un carton sur Cocksedge pour marquer leur deuxième essai grâce à Clay (39-12). Mais Winiata (son 3e) et Woodman sont décidément trop fortes. Les Black Ferns l'emportent largement, 44-12.

USA 24 – 12 ITALIE

Les Aigles d'Amérique n'ont pas attendu avant de déployer leurs ailes à la Coupe du Monde de Rugby Féminin. Deux minutes après le coup d'envoi, voilà Kris Thomas qui enflamme Dublin en s'extirpant de deux plaquages avant de rentrer sa course pour éliminer deux autres adversaires et marquer au pied des poteaux italiens ! (7-0). Pour leur retour sur la scène mondiale après 15 ans d'absence, les Italiennes ont du mal à sortir de leur camp. Le travail colossal de Thomas est récompensé par un nouvel essai des Aigles signé Rozier. Reprise à cinq mètres de la ligne, Thomas met son ballon à disposition. Après deux temps de jeu, l'ouvreuse Kimber Rozier lit bien la défense qui glisse sur l'extérieur pour se jeter en terre promise. Rozier tente la transformation de son propre essai mais elle trouve le montant italien (12-0). Les Azzurre vont mettre du courage et de l'envie à l'image de ce maul créé au sortir d'un alignement qui permet à la talonneur Lucia Cammarano de marquer le premier essai de l'Italie depuis 15 ans. Un acte de bravoure qui l'aura laissé blessée ; elle sera évacuée sur civière avant la pause (12-7).

Au retour, Kelter effectue une superbe percée qui élimine trois adversaires avant d'être reprise sous les poteaux. Mais le mal est fait pour les Italiennes qui n'ont pas le temps de se replacer au large et Thomas peut aplatir son deuxième essai (17-7). Dix minutes plus tard, après encore un gros travail de Thomas, Gustaitis est lancée à cinq mètres de l'en-but et parvient à inscrire le quatrième essai des Américaines du bout du bras (24-7). Thomas, encore elle, sera une fois encore au centre des attentions, mais pas d'une façon positive. Elle prend un carton pour un en-avant volontaire. Les Italiennes profitent de leur supériorité numérique pour imposer un essai grâce à Elisa Giordano qui clôt la rencontre (24-12).

CANADA 98 – 0 HONG KONG

Les Canadiennes n'ont fait qu'une bouchée de l'équipe de Hong Kong qui faisait, à l'occasion de cette rencontre, ses premiers pas en Coupe du Monde. Au quart d'heure de jeu, le Canada de François Ratier mène déjà de trois essais (par Burk et Alarie) dont le troisième est signé Magali Harvey, servie majestueusement par Karen Paquin, après une belle course pour aplatir derrière les poteaux (19-0). Pour son deuxième essai, Magali franchit la barre symbolique des 200 points inscrits en test. Son troisième essai juste avant la pause ne fera qu'accentuer la stat. Andrea Burk aussi – auteur d'un doublé en première période – franchit elle la barre des 150 points. Avec Kelly Russell auteur d'un doublé pendant la première mi-temps, le Canada ne laisse aucune chance à ses adversaires (46-0).

La seconde période est à l'image de la première : à sens unique. Huit essais pour commencer et huit pour finir, dont cinq en tout par la seule Magali Harvey, élue logiquement Joueuse du Match. Le Canada signe là sa deuxième meilleure performance en Coupe du Monde de Rugby Féminin. Une simple transformation manquée en fin de match (à la 84e minute!) a empêché les filles de François Ratier d'arrondir le score à 100 points (98-0).

IRLANDE 19 – 17 AUSTRALIE

Sous un soleil rasant, les deux équipes ont ravi leur public. Pas une mince affaire pour les Wallaroos qui affrontaient les régionales boostées par leur public de l'UCD Bowl de Dublin. Pendant les 19 premières minutes, les deux équipes se jaugent, se poussent, se frottent, s'accrochent. Mais ce sont les Irlandaises qui se font dangereuses alors que le jeu se rapproche de la ligne d'en-but. Et c'est par un effort collectif que Larissa Muldoon parvient à aplatir après une série de pick and go sous les cris d'une foule en délire (7-0). Mahalia Murphy, l'une des trois septistes des Wallaroos, ne tarde pas à rendre la pareille quelques minutes plus tard, faisant parler ses jambes et déjouant la défense irlandaise. Mais la transformation ne passe pas (7-5).

L'écart de points restera le même à la fin de la rencontre dans une ambiance électrique. Les deux équipes, rappelons-le, avaient goûté pour la première fois aux demi-finales de Coupe du Monde lors de l'édition 2014 en France. Si bien que personne ne voulait manquer l'occasion. A la 56e, les Australiennes prennent pour la première fois l'avantage grâce à un essai de Shannon Parry (7-10). mais les Irlandaises se ressaisissent. Après une séquence sous les poteaux, c'est en puissance que Ciara Griffin renverse Trilleen Pomare et marque. La transformation est facile pour Stapleton (14-10) avant que Spence ne marque également, portant le score à 19-10. Six minutes à jouer et les Wallaroos reviennent grâce à Hilisha Samoa qui replace son équipe à deux petites longueurs (19-17). Trop court pour repasser devant. Les Irlandaises sont rassurées... mais n'ont pu décrocher de point bonus.

FRANCE 72 – 14 JAPON

Douze secondes. C'est le temps qu'il a fallu à Romane Ménager pour marquer le premier essai de la rencontre. De quoi surprendre les Japonaises, même si l'essai n'a pas été transformé. Cinq minutes plus tard, Elodie Guiglion parvient également à aplatir (10-0). A la 13e, à la faveur d'un ballon porté sur vingt mètres, Annaëlle Deshayes aplatit dans l'en-but. Cette fois, Caroline Drouin réussit à passer la balle entre les poteaux et le score s'établit à 17-0. A la 17e minute, Caroline Ladagnous décroche le point bonus grâce au 4e essai tricolore. Un déblayage forcé de Céline Férer oblige les Bleues à évoluer à 14 pendant dix minutes. Un temps dont les Japonaises vont profiter pour marquer leurs premiers points par Mateitoga Bogidraumainadave, l'une des joueuses à suivre chez les Sakura Xvs (22-7). Après une belle percée de Lénaïg Corson qui a pu déplier ses longs bras, Caroline Boujard permet aux Tricolores de creuser l'écart au moment où Céline Férer revient dans l'effectif (29-7).

De retour des vestiaires, le Japon subit un choc avec la sortie sur civière de leur troisième-ligne centre Bogi. Les Françaises n'hésitent pas à remettre de la vitesse dans le jeu. Tour à tour, Elodie Guiglion marque son deuxième essai (43e), ainsi que Caroline Ladagnous (47e), puis Annaëlle Deshayes (55e). A la 57e, Ladagnous enchaîne – elle sera élue Joueuse du Match - puis vient le tour d'Amédée Montserrat (59e) qui signe là d'une belle manière ses premiers pas dans le XV international. Un carton jaune à la 64e sur Audrey Abadie ne permet pas cette fois aux Japonaises de marquer. Pire, trois minutes plus tard, Makiko Tomita est sortie sur plaquage dangereux avec un rouge qui la prive du reste du mondial. Réduites à 14, les Japonaises marquent malgré tout une nouvelle fois à la 78e. Ce sera le dernier essai (72-14). La France prend la tête de la poule.